ASSE : Les doutes de Roland Romeyer sur David Blitzer, le potentiel repreneur

Roland Romeyer, le dirigeant de l'ASSE
Roland Romeyer, le dirigeant de l'ASSE

Quelques minutes seulement après la descente de Saint-Etienne en Ligue 2, le 29 mai dernier, Roland Romeyer et Bernard Caïazzo avaient annoncé une potentielle vente du club dans les semaines à venir. En négociations exclusives avec l'Américain David Blitzer, les deux Stéphanois ont jusqu'au 30 juin pour donner leur accord, ou non. Mais visiblement, Romeyer a des doutes sur le projet de l'Américain...

À Saint-Etienne, la vente du club n'est pas encore certaine. Si elle peut être actée dès jeudi, date limite convenue entre Caïazzo, Romeyer et David Blitzer, le dernier candidat à la reprise, l'Américain attend -pour le moment- une réponse des deux dirigeants stéphanois. Alors qu'il avait d'abord formulé une offre de 80 millions d'euros, dont 19 millions en échange des parts sociales, en cas de descente en Ligue 2, Blitzer aurait revu son offre à la baisse selon L'Equipe.

Et pour cause, l'un de ses bras droits, Antoine Gobin (33 ans) était présent dans les tribunes pour le match de barrage retour face à l'AJ Auxerre. Il était même en tribune présidentielle, celle qui a été visée par des tirs de mortiers. Le Français, qui devrait devenir le Président de Saint-Etienne en cas de rachat de Blitzer, a fait partie des 4 représentants, dont un expert de la finance, qui ont visité la ville le 15 juin dernier, ainsi que le centre d'entraînement. Ces derniers ont ainsi jugé la ville et les installations. Tous ces éléments ont poussé Blitzer à revoir son offre à 40 millions d'euros, dont 19 millions pour les parts sociales.

Si Caïazzo et Romeyer ne répondent pas à l'Américain, cela leur donnerait le droit de négocier avec un autre repreneur. Les deux Stéphanois peuvent également lui soumettre une contre-proposition et allonger la période de négociations exclusives jusqu'au 7 juillet prochain. Mais il y a un vrai hic d'après L'Equipe : Romeyer a des doutes sur les intentions de l'Américain. Lors de ses échanges avec le chef de la délégation de Blitzer, nommé Scott, le dirigeant a eu des doutes sur les intentions du potentiel repreneur. Faire de l'ASSE un club satellite de la Holding (qui possède déjà Crystal Palace (ANG), AD Alcorcon (D2 ESP), Beveren (D2 BEL), Augsbourg (ALL) et ADO Den Haag (D2, HOL)) ne lui plait pas du tout. D'autant plus que Blitzer négocie en parallèle le rachat de Brondby au Danemark. Enfin, l'Américain, qui ne s'appuie pas sur un fonds de pension mais sur sa société comme plateforme de placements, chercherait un retour rapide sur investissement.

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