Après plus d'un mois d'absence due à une blessure à la cuisse, Henri Saivet a fait son retour à la compétition dimanche dernier, entrant en jeu dans le dernier quart d'heure contre Dijon (1-1). Demain, face à Qabala (3e journée de Ligue Europa), l'ancien Bordelais est promis à un temps de jeu plus conséquent et sa présence en conférence de presse, ce soir, tend à le confirmer...
La suspension de Christophe Galtier (pour avoir pénétré sur la pelouse lors de la réception d'Anderlecht) peut-elle être un inconvénient pour vous, les joueurs ?
"Pour la préparation de ce match, c'est un sujet que l'on n'a même pas évoqué. L'équipe sait ce qu'elle doit faire. Le coach aura des mots avant le match et ça nous suffira amplement. C'est un élément qui n'est pas très important pour nous."
Le match moyen réalisé contre Dijon (1-1), dimanche, vous inquiète-t-il ?
"Non, on n'est pas inquiet. On sait où l'on a pêché, on a tout revu en vidéo ce matin. Là, c'est différent, c'est la Coupe d'Europe, les équipes sont supérieures à ce qu'on peut rencontrer en Ligue 1. On sait que ce sera difficile quoi qu'il arrive."
Vous n'avez pas su hausser le rythme...
"Dijon a fait un bon match. Nous, on a manqué de justesse technique. Mais on a su revenir et en deuxième mi-temps, on a vu qu'on avait une possession largement supérieure à celle de Dijon. Le plus important, c'est qu'on ait pu voir les erreurs qu'on a faites."
Avec votre profil offensif, vous sentez-vous responsable de la production du jeu de St-Etienne ?
"Responsable est un grand mot, mais nous les milieux, qui faisons le lien entre la défense et l'attaque, on se doit d'être plus créatif, d'apporter du surnombre devant. C'est un état d'esprit a avoir : faire le jeu et tout faire pour gagner !"
Après deux nuls (contre Mayence et Anderlecht), ce match est-il déjà charnière ?
"Oui, c'est un match très important. C'est l'équipe présumée la moins forte, mais il faudra donner un engagement sans faille dès le coup d'envoi. Il n'y a que ça qui nous permettra d'aller loin dans cette compétition. On ne peut pas envisager autre chose que la victoire. On a réussi a faire deux bons matches contre les équipes présumées les plus fortes de la poule et, là, on a l'occasion de montrer que notre place est meilleure que ça."
Que connaissez-vous de cette équipe de Qabala ?
"On va revoir des images demain pour s'en faire une idée plus précise. Ils changent souvent de système, donc on ne sait pas trop sur quel pied danser avec eux."
Vous attendez-vous à un adversaire bien regroupé derrière, à l'instar de Dijon le week-end dernier ?
"On saura demain. On peut se poser mille questions, mais la vérité ce sera demain."
Une défaite hypothèquerait quasi-définitivement vos chances de qualification pour les seizièmes de finale...
"On n'y pense même pas ! Dans nos têtes, ce n'est pas envisageable, donc on ne se pose pas la question."
Que pensez-vous de l'état de la pelouse de Geoffroy-Guichard ?
"Evidemment, ça a une influence sur le jeu. Une belle pelouse facilite les choses. En ce moment, elle est moins bien mais on va faire avec. On n'a pas le choix. Dans les transmissions par exemple, on perd du temps, un quart de seconde qui peut faire la différence."