André Villas-Boas a permis à l'OM de retrouver le sommet de la Ligue 1 (2ème), avec, à la clé, une place qualificative pour disputer la précieuse Ligue des Champions la saison prochaine. Mais, après avoir accompli l'objectif fixé par les dirigeants olympiens, l'entraîneur n'a pas manqué de leur mettre un coup de pression hier, en exigeant notamment certaines garanties. En effet, il ne compte pas faire de "la figuration" en Coupe d'Europe, et réclame un prochain mercato de qualité. Le Portugais a même lancé un ultimatum : "ça veut dire que si on n'a pas les conditions pour faire un bon travail, ce n’est pas la peine". Un discours public, que Daniel Riolo n'a clairement pas apprécié, jugeant que ce comportement "ressemble à de la lâcheté".
Sur RMC, Riolo se "permet une image que tout le monde va comprendre" au sujet de l'attitude du coach marseillais. Il explique : "le supporter, c'est l'enfant et Villas-Boas c'est la maman. En gros, elle lui dit : 'on va l'acheter le nouveau jouet, mets la pression à papa'. Donc c'est comme si tu mets la pression sur papa, mais que tu sais que papa n'a pas l'oseille". Il pointe notamment du doigt le fait, qu'en plus, "Villas-Boas est bien conscient que son équipe a des problèmes (...) que le fair-play financier peut lui tomber sur le coin du nez". Une sortie médiatique que le consultant ne comprend visiblement pas du tout, "où est-ce que c'est intelligent de faire ça ?" s'interroge-t-il.