Contrairement à l'Italie ou à l'Espagne, la France du football ne va pas se diriger vers une baisse plus importante des salaires. Les clubs pros de l'Hexagone devraient opter pour une autre option : un report de paiement d'une partie du solde mensuel de chaque joueur.
En pleine crise sanitaire mondiale, les clubs de football souffrent particulièrement sur le plan financier. Les dirigeants de chaque formation ont une obsession en ce moment : faire baisser les charges et trouver des solutions pour réduire la masse salariale. Dans cette optique, quasiment tous les clubs de Ligue 1 sont passés au chômage partiel. Ce dispositif, déjà expliqué dans notre média, leur permet de ne payer que 70% de chaque salaire brut et de récupérer sur chacun d'eux 4.850 euros - le plafond maximum - remboursés par l'Etat.
Une autre mesure, récemment annoncée par le président de la République, permet aussi aux clubs professionnels français de réduire drastiquement leurs dépenses, à savoir le report de paiement des charges salariales, qui représentent environ l'équivalent du salaire brut versé aux joueurs. Une troisième option est également à l'étude dans les différents groupes de travail chapeautés par la Ligue de Football Professionnel, ainsi qu'entre syndicats de clubs et joueurs. Elle concernerait le report d'une partie des salaires, en fonction de la tranche salariale.
Concrètement : un joueur émargeant à 10 000 euros par mois ne serait payé que 9 000, les 10% enlevés lui seraient versés ultérieurement, lorsque la situation se serait normalisée. Pour un joueur percevant 100 000 euros, il ne toucherait, dans un premier temps, que 50 000. Les 50% manquants seraient également reversés plus tard. Vous l'aurez compris, plus le salaire du joueur est élevé plus la part tronquée reversée de manière ultérieure est importante. Un accord global, entre les différents acteurs du football hexagonal, est attendu et espéré pour le début de la semaine prochaine.