Les graves débordements, de nouveau, lors du match de Coupe de France opposant le Paris FC et l'Olympique Lyonnais au stade Charléty, vendredi, continuent de faire parler dans la classe politique. Après Roxana Maracineanu, c'est Jean-Michel Blanquer qui s'est exprimé sur l'antenne de BFM. Le ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports estime que ces incidents, qui se répètent dans les stades en France ces dernières semaines, ne sont qu'un "phénomène propre au football. Quand on regarde les autres sports, on n’a pas tellement ce genre de phénomène. Le football est traversé par ces violences parce que quelques énergumènes, ultra-minoritaires, essaient d’imposer leur violence qui n’a rien à voir avec le football. On doit prendre des mesures fortes sur cette question. C’est ce sur quoi on a travaillé avec Gérald Darmanin et Roxana Maracineanu".
Jeudi dernier, le gouvernement avait pourtant annoncé des premières mesures pour mettre fin à la violence dans les stades - interdiction des bouteilles en plastique, arrêt du match en cas jet de projectile sur un joueur ou un arbitre et délai maximum de 30 minutes pour trancher sur le sort d'un match. Auprès de BFM, Jean-Michel Blanquer annonce une autre mesure qui pourrait entrer en vigueur dans le futur : l'individualisation des places avec l'identité de chaque spectateur. "Prenons un exemple de ces mesures : l’interdiction de stade pour ces personnes qui créent des violences. Cela suppose une évolution technique des stades. On arrivera probablement dans le futur à des sièges personnalisés, avec votre nom réservé, un peu comme au spectacle. Ainsi, une personne qui aura été repérée comme ayant commis des violences ne pourra plus jamais aller dans un stade, ou en tout cas pendant une période longue. Nous avons des échanges avec Noël Le Graët sur ces questions pour la mise en œuvre de ce type de dispositif", a-t-il affirmé.