Accrochée par la Bosnie (1-1), puis par l'Ukraine sur le même score (1-1), l'équipe de France doit relever la tête contre la Finlande demain soir (20h45). Présent en conférence de presse ce lundi, le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps a répondu aux questions des journalistes. Retrouvez ci-dessous, les principales déclarations du technicien tricolore.
La difficulté après l'Euro de se relever
"Ce n'est pas une question d'Euro ou pas. On est repartis sur un autre objectif. Sur les deux derniers matches, on a plus été dans la réaction que dans l'action avec des scénarios qui n'ont pas tourné en notre faveur. On en a bien conscience, les joueurs aussi. On va essayer d'inverser cette tendance demain (mardi). Quand on parle d'efficacité, elle est offensive mais aussi défensive. C'est important. C'est une période moins heureuse de par les résultats. Nous savons ce que nous avons à faire demain pour rester maître de notre destin. Ça passe par une victoire"
Le problème d'efficacité, notamment Antoine Griezmann...
"Je veux bien que vous puissiez voir le mal partout mais le problème d'efficacité de Griezmann... (soupire) Qu'il ait moins de ballons dans la surface, ça dépend aussi de son positionnement. Il n'est pas attaquant"
... et son lien avec Karim Benzema
"Ils ont cette relation technique. Entrer dans le match pour Karim, ça n'a pas été évident. Il a été impacté dans l'enchaînement des matches. On était dans une période où on a peut-être moins eu de situations offensives. Mais dans la relation technique et la complémentarité, je n'ai pas de soucis à me faire. Ce n'est pas que les deux (joueurs) non plus, ils sont dépendants de ce qu'il y a aussi autour et derrière"
La prise de conscience des joueurs
"Oui, ils ne sont pas heureux. Ceux qui sont là depuis un moment ne peuvent pas se satisfaire des derniers résultats. Ils le savent, ils ne vont rien lâcher, on va tout faire pour inverser cette tendance. C'est une période avec moins de réussite, avec des éléments contraires, ça peut arriver. Dans ces cas-là, je redouble d'énergie et de détermination pour que ça se passe du bien mieux possible. Les joueurs sont dans le même état d'esprit pour aller chercher ce qu'on veut"
Son management depuis la Coupe du monde 2018
"J'ai toujours dit ce que j'avais à dire à qui que ce soit. Quand je dis quelque chose, c'est pour le bien de l'équipe de France. Le fait de se connaître, c'est important, mais ça ne va pas changer le rapport qu'on peut avoir. Quand ils sont là, les cadres ont un rôle à jouer. Ce sont des leaders, l'équipe a besoin d'eux, j'ai besoin d'eux. Je le fais et continuerai de le faire"
Les disponibilités pour demain
"C'est une bonne question. On vient d'apprendre que Jules (Koundé) a pris deux matchs (de suspension). Il n'est pas disponible. Aurélien (Tchouaméni) va mieux. Il peut marcher et courir. Mais comme c'est un coup sur le pied, pour la prochaine étape, taper dans le ballon, il faudra voir. Kingsley (Coman) a un petit souci au mollet. Il doit passer des examens. J'ai rappelé Wissam (Ben Yedder) qui nous rejoindra ce soir en attendant de voir la situation de Kingsley. Thomas (Lemar) a eu une petite gêne musculaire et derrière une gastro assez forte mais il sera dans la séance aujourd'hui"
Quel match contre la Finlande ?
"Même si c'était un match amical, je n'enlève pas le mérite de ce qu'ils ont fait. Ils vont nous compliquer la tâche demain, avec une organisation bien précise, une défense renforcée et une capacité à se projeter vers l'avant. On sait très bien que ce n'est jamais facile. Après avoir dit ça, nous avons ce que nous avons à faire"