Depuis plusieurs semaines, Noël Le Graët et la Fédération française de football (FFF) vivent des jours compliqués suite aux révélations de So Foot, publiées à la mi-septembre. L'enquête du média sportif a dévoilé les témoignages de nombreuses personnes, concernant des actes de violences sexuelles sur des membres de la fédération. C'est une polémique qui n'a pas manqué de faire réagir la sphère politique. Après la sortie de l'actuelle ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, c’est au tour de sa prédécesseure Roxana Maracineanu de s’exprimer sur le sujet dans le journal L’Équipe, ce mercredi.
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"Le message, c'était : notre sport n'a pas besoin de ça. J'entendais parfois que "ça n'arrive jamais". Certaines fédérations ferment les yeux. Il y avait des affaires qui traînaient dans les tiroirs de tout le monde, même au ministère, car on partait souvent de zéro dans le traitement de ces affaires. Un enjeu crucial, c'est motiver les acteurs pour ne pas que ça finisse caché sous le tapis. On doit en finir avec le "il ne faut pas en parler". Mais c'est le plus dur à faire. Je ne me suis rendu compte qu'aucun président, dans tous les sports ou presque, n'était vraiment conscient de la responsabilité qui leur incombe. Quand vous leur dites, ils vous répondent : "Vous présupposez qu'ils ne sont pas en sécurité". Eh bien oui, la preuve ! On avait 800 cas et entre 50 et 100 concernaient le football et sa fédération", a déclaré l'ex-ministre des Sports dans les colonnes du quotidien sportif.