Invité pour l'émission Zack en Roue Libre, Samir Nasri a eu l'occasion de revenir sur sa carrière tumultueuse. L'ancien joueur de Manchester City s'est notamment exprimé sur sa relation avec Didier Deschamps, sélectionneur de l'équipe de France, et sur sa non convocation pour la Coupe du Monde 2014.
Samir Nasri a pu revenir sur sa carrière professionnelle assez mouvementée, lors de l'émission Zack en Roue Libre, lundi. Lorsqu'est arrivé l'épisode de son parcours avec l'équipe de France, l'ancien international français n'a pas mâché ses mots envers le sélectionneur de l'équipe de France, Didier Deschamps, en poste depuis 2012.
"Quand Deschamps reprend la sélection en 2012, je suis suspendu trois matchs (après l'Euro). J'avais discuté avec lui pendant l'Euro. Mais quand je n'ai plus été suspendu, je n'avais pas été sélectionné. Je suis titulaire à Manchester City, je fais un début de saison de ouf, la moindre des choses, c'est : 'Donne-moi un coup de fil' et dis moi : 'Je ne te sélectionne pas pour telle ou telle raison'. Je ne joue pas à Orléans ou Quevilly, je joue à Manchester City, je suis titulaire, je joue le titre. Donne moi un petit coup de fil, ne prends pas la facilité de dire : 'On a le même agent, et je vais faire passer le message par l'agent'. Surtout que j'ai parlé avec toi durant l'Euro et que tu m'avais dit que je serai quelqu'un d'important", a lancé l'ancien joueur formé à l'Olympique de Marseille.
Après avoir disputé ce qui sera son dernier match avec les Bleus lors du barrage pour la qualification à la Coupe du Monde 2014, contre l'Ukraine, l'ancien joueur d'Arsenal ne sera pas appelé pour disputer la compétition de ses rêves. Le coeur brisé, la rancœur qu'il éprouvait pour son sélectionneur ne fera qu'empirer : "Il m'a niqué mon rêve. Mon truc c'était de jouer une Coupe du Monde. Au Brésil en plus, le pays du foot. J'avais fait une saison de fou furieux, je me disais que j'allais aller au Brésil et que j'allais plier la Coupe du Monde. J'y ai quand même cru. On venait d'être champion, j'avais marqué en final (de League Cup) : il va me prendre. Quand j'ai vu le truc. C'est la Coupe du Monde, un Graal, le summum. Je voulais la jouer. Quand tu vois les joueurs qui y vont, là, j'ai pété les plombs. Quand j'ai vu les mecs qui y sont allés à ma place, je me suis dit : lui, il se fout vraiment de ma gueule."
Bien que les tensions restent fortes entre les deux hommes, Samir Nasri est passé outre cet épisode et n'en veut plus à Didier Deschamps : "Je ne lui souhaite pas du mal, il a fait des choix. Demain, si je veux être entraîneur, ce truc-là va peut-être m'arriver. Je lui souhaite tout le bonheur du monde, je m'en fous", a expliqué l'ancien joueur de 35 ans, avant de conclure : "Juste, ce n'est pas mon ami et je ne vais pas lui dire bonjour parce que je ne l'apprécie pas en tant que personne."