Ce dimanche, après la victoire face au Danemark (2-1, analyse et notes) qui a assuré la qualification à l'équipe de France, Raphaël Varane était en conférence de presse. Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations face aux médias, dans des propos retranscrits par RMC Sport.
L'ambiance après la victoire face au Danemark
"C'est un moment de joie, on est heureux du match, de la qualif. Ça a été une bataille, un combat qu'on a réussi à gagner. Forcément dans le vestiaire on a laissé exprimer notre joie, ce sont des moments importants pour le groupe, pour avoir de la confiance".
Une titularisation probable pour lui contre la Tunisie
"Je n'en ai pas encore parlé avec le coach, on verra ce qui est le mieux pour l'équipe et pour moi. Je me sens bien physiquement. Je pense que le mieux c'est d'avoir du temps de jeu, on verra avec le coach".
La chanson "Freed From Desire" mise dans les vestiaires
"La musique est arrivée comme ça dans le vestiaire, je ne sais pas d'où ça vient, on a célébré la qualif ensemble, on verra si ça se répète".
Sa relation avec Dayot Upamecano
"C'était notre premier match ensemble dans une charnière à deux, il a beaucoup de qualités, il a franchi des caps, il est dans le vrai, on a beaucoup échangé, nos qualités sont complémentaires. Ça s'est bien passé. Il est intelligent, dans son placement et dans son attitude. Je me suis senti à l'aise de jouer avec lui".
Le record du plus grand nombre de sélections en équipe de France, détenu par Lilian Thuram (142), mais qu'Hugo Lloris peut battre (141)
"J'ai beaucoup de respect pour le joueur, pour l'homme (Hugo Lloris). C'est une chance d'avoir cette stabilité en équipe de France, il est très fiable, il transmet son calme à toute l'équipe. Une chance de pouvoir évoluer avec un gardien de ce niveau. Respect, c'est difficile de rester au haut niveau".
Le brassard arc-en-ciel de la discorde
"On a décidé de s'exprimer à travers une lettre, de passer à l'action avec le fonds de dotation de Génération 2018. On reste dans notre cadre, on est actif. Sur les ONG, le temps que ça se mette en place, je pense qu'il y aura une action l'année prochaine. On est dans l'action. Vous serez tenus au courant".
Le schéma tactique des Bleus
"Je ne nous sens pas plus fragile, on a été solide contre le Danemark, il faut trouver l'équilibre, il faut que tous les joueurs soient concernés, ça permet de créer une solidité. On n'a pas été plus mis en difficulté que ça. Le fait d'avoir des déséquilibres parfois permet aussi d'être plus tranchant offensivement. Quand on perd d'un côté, on gagne de l'autre. C'est une force, on est assez imprévisible. Bloc bas ou bloc haut, on a des joueurs qui ont des qualités différentes".
Le match face à la Tunisie
"On va prendre ce match au sérieux, bien sûr. C'est une équipe qui peut faire très mal en contre-attaque, qui met beaucoup d'énergie dans le pressing, on s'attend à un match difficile. Les Tunisiens vont se battre pour la victoire, il faudra être efficace".
Le niveau global de cette EDF
"On s'appuie sur l'expérience de 2016, 2018. La jeunesse arrive fort, un groupe pousse. C'est un bon mélange entre expérience et jeunesse, avec beaucoup de talent. Il faut continuer à travailler avec les mêmes valeurs. Avec toujours de l'humilité et du sérieux dans le travail. Il faut surtout mettre un point d'honneur sur la mentalité. C'est à surveiller au quotidien. Il faut que la mentalité reste bonne, on a un très bon groupe".
Sa forme personnelle
"Je n'ai pas eu d'appréhension particulière. J'étais prêt physiquement et mentalement. C'est jamais évident de reprendre sur un match de très haut niveau, mais je n'avais pas de crainte particulière. Je n'étais pas encore à 100% de mon potentiel physique, j'espère monter en puissance".
L'épopée de 2018
"Il faut éviter de faire trop de comparaisons. C'est un autre moment. Il faut répondre présent sur l'instant. Chaque grand tournoi a son histoire, avec des joueurs et des contextes différents. Quatre ans dans le foot c'est une éternité. On peut s'inspirer de ce qui a été très bon dans l'état d'esprit mais il ne faut pas essayer de calquer".
Son rôle dans le groupe
"Par mon attitude, mes paroles, je peux guider et encourager, ça fait partie de mon rôle. J'essaie de transmettre du calme. J'ai l'expérience des moments à forte pression, ça peut aider et rassurer".
Son avis sur l'affaire Cristiano Ronaldo
"No comment. Je suis en équipe nationale".
Sa blessure récente avec Manchester United
"Ma blessure a été un moment difficile, je pensais que c'était fini pour le Mondial. Je suis passé en suite en mode récupération express, avec un max de soins et d'efforts pour être prêt. Il faut savoir se relever".
La concurrence à droite entre Benjamin Pavard et Jules Koundé
"Le plus important c'est que tout le monde soit concerné. Le coach fera ses choix. Il faut que la concurrence soit présente, qu'importe le poste. Il faut répondre présent. La concurrence fait partie du jeu, ça rend l'équipe meilleure. C'est au coach de choisir".
L'importance de Steve Mandanda dans l'équipe
"Il a un rôle de grand frère, c'est le plus expérimenté, sa parole est écoutée, il est garant du bon état d'esprit du groupe. Il sait prendre la parole, tirer le groupe dans la bonne direction, sa parole est rassurante. Il peut faire le relais avec le staff".
Les leaders du groupe
"Paul (Pogba) est irremplaçable. C'est important d'avoir des cadres, ça se fait naturellement. Quand on sent le besoin de parler, chacun le fait à sa manière. Paul a une personnalité forte. D'autres joueurs parlent aussi quand il n'est pas là. Ça se fait naturellement selon les besoins du groupe. Vous connaissez les cadres. Les jeunes aussi commencent à avoir un peu de vécu, c'est une transmission".