Après un mois de juin plus que tendu entre Régis Le Bris et la direction lorientaise, les tensions se sont apaisées, et l'heure est désormais aux explications pour le coach français.
Régis Le Bris et le FC Lorient viennent de connaître une période très tumultueuse. La raison de ce mois de juin particulièrement agité entre l'entraîneur et son club est simple : les désaccords entre Régis Le Bris et Loïc Féry, président du FC Lorient. En effet, après une saison complète et réussie avec les Merlus, l'ambiance est devenue électrique et le ciel s'est couvert au-dessus des deux hommes. Les malentendus entre ces deux personnalités importantes du club auraient même poussé RLB (Régis Le Bris) à reconsidérer son avenir au club. C'est en tout cas ce qui avait été annoncé à l'époque.
Lors d'une interview publiée par L'Équipe, le tacticien français a répondu aux origines de la fracture qui s'est créée entre lui et sa direction. "Dans ma manière de fonctionner, je fais des points réguliers, dont le cinquième et dernier, en mai, où il y a eu le bilan de l'année et la projection sur l'année suivante. Là, ç'a été la bascule : j'estimais que des dysfonctionnements n'étaient ni reconnus à leur juste valeur ni traités. J'étais inquiet. Ma responsabilité était de le dire au président et s'il y a inadéquation, il fallait qu'on discute de l'issue." Plus loin dans l'interview, l'entraîneur des Merlus s'explique sur les rumeurs de départ l'ayant concerné : "Ce que je signifiais, c'est cette inadéquation entre le choix qu'on a fait sur mon profil et ce qui est fait réellement. J'ai dit : 'Président, s'il faut que je parte, je suis prêt à partir'". Les tensions entre le coach des Merlus et son supérieur étaient donc très prononcées, et les rumeurs d'un départ n'étaient pas totalement infondées.
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RLB a aussi communiqué sur les sorties ayant eu lieu sur les réseaux sociaux, et notamment de la part du président sur un rapprochement avec les Aiglons de l'OGC Nice. "J'étais en vacances. Dans ce communiqué, d'un côté, je comprends certains arguments évoqués par le président et de l'autre, il s'est fait dans un contexte émotionnel qui a créé des maladresses. Il y a la possibilité d'interpréter ce communiqué comme : 'Il claque la porte et il veut profiter de sa saison pour aller dans un autre club'. Je ne l'ai pas apprécié et je le lui ai dit très clairement. [...] Il y a des mots comme 'trahison', c'est dommage. Il fallait prendre de la distance, j'en ai pris. Il faut considérer cela comme une petite crise de croissance, c'est assez logique de la vivre dans une entreprise. On aurait pu éviter certaines représentations sur la place publique qui laissaient l'espace à beaucoup d'interprétations alors que le club est sain." Selon Le Bris, il ne semble donc pas particulièrement y avoir de la rancune envers son supérieur.
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L'entraîneur de 47 ans s'est également exprimé quant à la durée avant son retour : "Il y a une première quinzaine où j'étais en vacances, vraiment loin. Je suis passé à Londres. Le contact n'a jamais été rompu, que ce soit clair. Après, je devais repartir à l'étranger pour traiter des choses personnelles. Puis c'était quasiment la reprise. Je crois qu'il fallait vraiment faire retomber cette bulle émotionnelle, avoir une meilleure compréhension de ce qui se joue. Il fallait aussi un circuit plus court par rapport à la distance géographique que le président a avec le club pour faire avancer les choses. Maintenant, on est en marche."
Enfin, il a justifié son absence lors des deux premiers jours d'entraînement des Merlus : "Oui, je fonctionnais toujours comme ça avec la réserve (qu'il dirigeait jusqu'à l'été 2022). L'année dernière, j'avais profité de la reprise pour faire des entretiens individuels. Mais je préfère qu'il y ait un petit sas de rentrée, consacré au staff médical. Ce n'était pas un coup de pression." Alors, la situation est-elle totalement calmée ou cette accalmie n'est-elle qu'illusion ? Seul l'avenir pourra nous le dire.