Ces dix derniers jours ont été particulièrement agités sur les bancs de touche de notre chère Ligue 1. En effet, pas moins de cinq entraîneurs ont été évincés : Peter Bosz (Olympique Lyonnais), Michel Der Zakarian (Stade Brestois 29), Oscar Garcia (Stade de Reims), Jean-Marc Furlan (AJ Auxerre), et Olivier Dall'Oglio (MHSC). Interrogé sur cette vague de licenciements lors de son passage en conférence de presse ce vendredi après-midi, Antoine Kombouaré (58 ans), l'entraîneur du FC Nantes, n'a pas fait dans la langue de bois. Pour le technicien kanak des Canaris, les présidents des clubs de l'élite prennent des décisions trop hâtives, alors que rien n'est encore joué au classement, très serré qui plus est.
"C’est difficile à expliquer, il faut plutôt poser la question aux dirigeants. Mais moi, le sentiment que j’ai, c’est qu’ils paniquent. Ils sont tous en train de paniquer. Ils stressent, les présidents. Alors ils font ce qu’ils veulent, mais vous imaginez que Dall’Oglio est viré alors que Montpellier est 12ème du classement (Ndlr, 11ème en réalité) ?", a lancé le tacticien du FCN, et d'enchaîner : "Après, ils (Ndlr, les présidents) ont leurs raisons, ça leur appartient, et je le respecte. Mais en parlant pour tous mes confrères, je trouve que c’est vachement injuste. C’est le mot".
L'entraîneur nantais a ensuite pris son exemple : "Regardez, moi, j’étais 19ème, et avec une victoire (Ndlr, face au Stade Brestois 29) je me retrouve 14ème. Ça veut dire que c’est très serré, que ça se joue à pas grand-chose, et surtout on a encore le temps. On n’est qu’à la 11ème journée. Si j’avais 9-10 points de retard sur le 16ème, je comprendrais, mais là…", a ajouté le technicien des Jaune-et-Vert. "Je trouve que les présidents sont en panique totale. Si vous prenez le cas de Michel Der Zakarian à Brest, ils pouvaient se retrouver 13es avec une victoire. Le classement est très serré", a conclu Antoine Kombouaré.