Arsène Wenger a présenté, ce jeudi, le nouveau projet de la FIFA pour les calendriers de football. Moins de trêves internationales et plus de compétitions avec l'organisation d'une coupe du Monde tous les deux ans !
Ce jeudi, la FIFA a organisé une conférence de presse pour officialiser et présenter son projet de Coupe du Monde tous les deux ans, à compter de 2026. Arsène Wenger, directeur du développement du football au sein de la FIFA, a pris la parole et présenté, très clairement, le potentiel nouveau calendrier des compétitions de football avec une grosse compétition chaque année (une coupe continentale ou la CDM).
"Notre mission est de planifier, mettre en place les compétitions de demain et d'améliorer le football mondial" lâche en introduction l'ancien coach d'Arsenal. S'il prend comme exemple les propos de Kylian Mbappé, qui s'était plaint du rythme trop soutenu des matchs, le dirigeant explique que son raisonnement s'articule autour de trois idées : "moins de déplacements" et "du repos" pour les joueurs, mais aussi "plus de matchs à enjeu et de qualité" afin de répondre à la demande des supporters. Pour y parvenir, la FIFA souhaite revoir complètement le calendrier des compétitions, estimant qu'il y avait beaucoup trop de trêves internationales. "Le calendrier actuel est vraiment trop vieux, passé de mode. En septembre, il y a une première trêve. En octobre, une deuxième. En novembre, une troisième. Ensuite, il y a soit une trêve hivernale ou les championnats continuent. Puis il y a une nouvelle trêve en mars. Et au mois de juin, il y en a une cinquième".
Le constat est clair et plutôt lucide concernant l'absurdité du calendrier, mais Wenger affirme que la FIFA veut conserver "le ratio de 80% de matchs avec les clubs, 20% avec les sélections". Pour le "rendre plus efficace" dans l'organisation, le technicien propose de "regrouper les matchs de qualification". En clair, faire une ou deux trêve(s) internationale(s) plus longue (s). "L'option numéro 1, serait d'avoir du football de club entre août et septembre, puis que le mois d'octobre soit complètement pour les équipes nationales. Ensuite, les joueurs seraient dédiés aux clubs jusqu'à la fin de saison. Puis compétition continentale en juin. L'option numéro 2: deux trêves internationales, une au mois d'octobre, une au mois de mars".
Si cette première partie a le mérite d'être utile pour le bien être des joueurs, Wenger bascule ensuite sur les raisons positives d'une coupe du Monde organisée tous les deux ans. Selon lui, le cycle de quatre ans est beaucoup trop vieux et le mode de consommation des supporters a changé. "Ce cycle de quatre ans a été établi en 1930. Ce qui fait 90 ans d'existence. Les temps changent. Les comportements aussi. Les supporters ont le droit d'avoir des compétitions internationales de qualité, plus régulièrement. Pour les joueurs, ça permet de jouer plus de matchs à enjeu, avec moins de déplacement. On veut un calendrier clair, moderne et cohérent. Afin de respecter les fans, il faut travailler dans la clarté. Il faut plus d'opportunité pour les supporters de voir des matchs de haute qualité, c'est notre manière de les respecter".
Ainsi, le directeur du développement du football de la FIFA explique que ce nouveau calendrier apporte plein d'avantages : moins de trêves internationales, moins de "stop&go", "plus d'opportunités pour se développer", ou encore "plus de chance de participer et organiser une coupe du Monde" et "un intérêt pour investir dans des programmes de jeunesse". Il n'y aurait pas de points négatifs puisque la FIFA ne va "pas augmenter le nombre de matchs. On pourrait même le réduire".
Toutefois, l'instance internationale ne forcera pas la main aux fédérations, au contraire. Un vote pourrait bien être demandé à l'issue des différentes phases de discussions, négociations ou autres. "Une partie de notre proposition est d'impliquer des personnes qui joué au très haut niveau, ou des entraîneurs, des dirigeants, et des personnes toujours en activité. La réponse a été plutôt positive, mais c'est une décision démocratique. Les 211 nations affiliées à la FIFA devront prendre cette décision. Nous allons continuer la consultation, continuer à discuter avec les gens. Après, ce sera aux fédérations de décider de ce qu'il va se passer". Alors que les ligues européennes se sont déjà opposées à l'organisation d'une Coupe du Monde tous les deux ans, les avis vont-ils changer après la prise de parole de Wenger ?