France - Deschamps : "Mbappé-Giroud-Griezmann, c'est le trio qui a permis à l'équipe de France d'être championne du monde" (compte-rendu)

Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France.
Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France.

À la veille du match contre l'Ukraine, premier rendez-vous des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, programmé mercredi soir (20h45, Stade de France), Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, s'est exprimé en conférence de presse ce mardi après-midi.


Une préparation perturbée

"On s'adapte. À partir du moment où on a eu connaissance de plusieurs cas positifs dans le personnel de l'hôtel, c'était inenvisageable de maintenir notre séjour là-bas".

Le calendrier particulier

"Depuis ce que l'on est en train de vivre, depuis un an, avec le report de l'Euro, on se retrouve avec une année où il y a plusieurs objectifs, trois à atteindre. C'est de la haute compétition, les joueurs sont habitués et aiment ça. On ne va pas se plaindre".

Un effectif pléthorique

"Je n'ai pas plus de temps, ni moins, que les Ukrainiens. À partir du moment où les 26 joueurs que j'ai sélectionnés sont en bonne condition, je choisirai une équipe de départ. Tous les joueurs sont disponibles. Avoir l'embarras du choix c'est bien. Certains seront concernés au début, puis d'autre dimanche puis d'autres mercredi. Aujourd'hui, je suis uniquement focalisé sur celui de demain. Je ne vais pas faire d'essais ou de retour... Si les joueurs sont là, c'est qu'ils sont aptes à pouvoir débuter ou entrer en cours de match".

Le huis clos

"Malheureusement, on est obligés de s'habituer. C'est un contexte particulier. Il y a moins d'émotion. L'adrénaline, la présence des supporters dans le stade est quelque chose d'important... On joue, c'est déjà bien. On ne va pas se plaindre. Il y a un seul avantage: tout le monde est capable d'entendre ce que j'ai à dire sur le banc de touche".

Les belles statistiques du trio Mbappé-Giroud-Griezmann

"Je ne vais pas les dissocier du reste de l'équipe. Mais quand on regarde le nombre de buts et de passes décisives que représentent les trois, c'est ce qui a permis à l'équipe de France d'être championne du monde. (...) Ils se connaissent, il y a des automatismes. Le vécu et l'expérience, c'est quelque chose d'important. À eux de maintenir ce niveau de performance".

L'Ukraine

"C'est une bonne nation. Ce n'est pas celle qu'on a rencontrée début octobre. Elle aime avoir le ballon, la maîtrise technique. Ils ont battu l'Espagne, ils ont des joueurs expérimentés, certains étaient déjà là sur le terrain en 2013 pour la double confrontation (Ndlr, en barrages pour la Coupe du Monde 2014)".

Adrien Rabiot et son positionnement excentré

"Il est susceptible de pouvoir continuer, même s'il n'est pas toujours utilisé dans ce système là dans son club, la Juventus. Il a cette capacité, par son aisance technique, sa facilité à se projeter".

N'Golo Kanté

"Il est habitué au très haut niveau. Il ne s’économise pas. Je ne suis pas mécontent quand Tuchel ne le met pas titulaire tous les matches. Mais tout est communicant. Les joueurs peuvent arriver moins bien de leur club et revenir en meilleur condition. L’inverse est possible aussi. Kanté, c’est plus les soucis physiques où il a des pépins qui s’enchainent depuis plusieurs saisons. Puis il ne s’économise pas mais il est comme ça, je ne vais pas le changer. Avec un peu d’expérience, il apprend à se gérer".

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