Gérard Lopez est au cœur de la tourmente. Mis devant ses responsabilités par les Ultramarines, le président des Girondins a décidé de réagir en écartant plusieurs joueurs, dont le capitaine Laurent Koscielny. Une décision que ce dernier n'a pas du tout apprécié, comme il l'a confié dans les colonnes de L'Equipe. Ce n'est pas le seul puisque l'UNFP, syndicat représentant les footballeurs professionnels en France, a publié un communiqué assez lunaire, ce jeudi, pour dénoncer sa gestion du club aquitain.
L'UNFP regrette la récidive de Gérard Lopez, qui avait déjà mis des joueurs à l'écart sous sa présidence à Lille en juillet 2017. Le syndicat accuse le dirigeant d'afficher "au grand jour son mépris des contrats signés" et, dans une métaphore avec les vins du pays bordelais, voit en ces Girondins 2022 un mauvais cru.
"Juillet 2017… Juillet 2019… et janvier 2022 ! Lille… Bordeaux… et Bordeaux. Gérard Lopez et Gérard Lopez. En juillet 2017, sous la présidence de Gérard Lopez, le LOSC mettait huit joueurs à l’écart. En juillet 2019, les Girondins de Bordeaux en avait placés six… En janvier 2022 sous la présidence du même Gérard Lopez, les Girondins viennent de déclarer qu’un de leur joueur sera parti avant la fin du mois, que trois autres sont en « disgrâce », et enfin, que deux autres footballeurs, eux-aussi sous contrat, sont mis à l’écart. Qu’au pays du vin-roi, on décide ainsi – et une fois encore… et une fois de trop ! – de mettre la pression sur des joueurs, de les « foot-tre » au ballon afin qu’ils renoncent de façon prématurée à leur engagement contractuel, est indigne d’un grand club comme les Girondins de Bordeaux, qui, au moins et à la différence semble-t-il de quelques grands crus de la région, ne se cache pas derrière une étiquette trompeuse, mais dont les négociants, pardon les dirigeants, affichent au grand jour leur mépris des contrats signés, leur lecture partielle de l’article 507 de la Charte du football professionnel pour mieux en dévoyer le sens et l’esprit plutôt que de s’interroger, justement, sur la gestion de leur propre effectif, quand l’heure était à multiplier les contrats sans avoir le sentiment de pousser le bouchon un peu, beaucoup trop loin, avec un assemblage disproportionné. Finalement, quels que soient le maître de chai ou l’année, 2019… 2022, ce Bordeaux-là est, pour l’UNFP, imbuvable".