Au cours d'une réunion organisée vendredi matin, la tension était palpable au sein du bureau de la Ligue.
Depuis le début du confinement en raison de la pandémie de coronavirus, les instances du football français multiplient les réunions par visioconférénce afin de trouver des solutions concernant les problématiques actuelles. Vendredi matin, le bureau de la Ligue s'est de nouveau réuni pendant quatre heures et l'atmosphère était électrique à en croire les révélations faites par nos confrères de L'Equipe ce samedi.
Dans un premier temps, Noël Le Graët aurait témoigné ses regrets concernant l'image reflétée par le football français avant d'appeler Première Ligue, le syndicat des clubs de L1, et l'UCPF, celui d'une partie des clubs de L2, à enterrer la hache de guerre. Dans un second temps, le président de la FFF a qualifié certaines personnes "(d') acrobates du financement", sans les citer. En revanche, il ne fait aucun doute que NLG faisait référence à Gérard Lopez et Loïc Féry, lesquels sont chargés de trouver des fonds d'investissement pour sauver le football français. Or, le patron de la 3F s'est fermement opposé à cette option et privilégie des prêts individuels en France.
Une passe d'armes entre J-M.Aulas et Nasser Al-Khelaïfi
Plus tard, ce sont Jean-Michel Aulas et Nasser Al-Khelaïfi qui se sont opposés. Alors que le président lyonnais a regretté que BeIN Sports, groupe présidé par NAK, n'ait payé que 50% des droits internationaux de la saison, son homologue parisien a rétorqué en expliquant qu'il était difficile de trouver un terrain d'entente avec une personne qui était prête à dénoncer le contrat avec BeIN il y a quelques jours, en référence aux propos de JMA lors d'un collège de Ligue 1.
Des tensions se sont de nouveau faites ressentir lorsque Nasser Al-Khelaïfi a accusé Didier Quillot, le directeur général exécutif de la LFP, d'être à l'origine de la mauvaise entente avec Canal+. Finalement, Bertrand Desplat, président de l'En Avant Guingamp, a remplacé le président parisien dans le groupe qui sera chargé de discuter avec Mediapro, le dirigeant du PSG ayant préféré se retirer par peur d'un conflit d'intérêts.