Des beaux gestes, des gros tacles, de la rigueur tactique, le match entre le LOSC et le PSG n'a manqué que des buts pour être une rencontre marquante du championnat. Les Dogues et Parisiens se partagent les points, mais les Franciliens ont surtout retrouvé de la confiance.
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Très attendu par les fans de Ligue 1, le choc entre le Lille OSC, leader avant le début de la 16ème journée, et le Paris Saint-Germain n'a pas été riche en buts, mais en enseignements. En effet, les Lillois, qui sont probablement l'équipe la plus séduisante depuis le début de la saison, ont affronté des Parisiens en plein doute, avec déjà 4 défaites au compteur. De plus, la bande de Thomas Tuchel s'est présentée au coup d'envoi sans Neymar, absent du groupe, et Kylian Mbappé sur le banc, gêné par une blessure à la cuisse.
Pour autant, les Parisiens ont réalisé un gros match ce soir dans la maîtrise, comme rarement depuis le début de la saison. Avec 70% de possession en première mi-temps, les visiteurs ont clairement privé le ballon aux Dogues, qui n'ont eu que quelques munitions en contre, sans succès. À l'image de cette frappe manquée de Yilmaz dès la 9ème minute. Si Paris domine, le dernier geste est manquant devant les cages de Mike Maignan, comme les têtes de Kehrer (22ème) et de Rafinha (25ème) juste à côté des cages. Juste avant la pause, le portier lillois sort une parade réflexe devant Fonte, mis sous pression par Kimpembe, pour conserver sa cage inviolée.
Mais cette rencontre était surtout la soirée des retrouvailles pour de nombreux anciens parisiens. Jonathan Ikoné, Timothy Weah (entré en cours de jeu), Boubakary Soumaré et Mike Maignan ont tous été formés par les Rouge-et-Bleu et font aujourd'hui les bons jours des Lillois. Le nouveau président du LOSC, fraîchement nommé cette semaine, à savoir Olivier Létang retrouvait, lui aussi, un de ses anciens clubs. D'ailleurs, il parait difficile de ne pas évoquer la préparation tronquée de ce choc pour les Lillois avec le départ du président Gérard Lopez et de Luis Campos, ainsi que le changement d'organigramme. Parmi les ex-joueurs de la capitale qui ont brillé, on peut mettre en lumière Soumaré et Maignan.
En deuxième mi-temps, le PSG a poursuivi son gros travail en continuant de maîtriser son vis à vis. Les actions chaudes se font plus nombreuses devant les cages lilloises, comme cette frappe de Kean contrée par Botman (57ème) ou bien le centre tendu de Di Maria devant les cages (58ème). Pourtant, malgré cette domination, Paris n'est pas à l'abris et Yilmaz envoie une frappe puissante à mi-hauteur qui oblige Navas à se détendre et repousser en corner (75ème).
Lille a des coups à jouer en contre mais les Parisiens sont toujours vigilants et empêchent les Dogues de faire la différence. Presnel Kimpembe réalise d'ailleurs un retour monstrueux sur Burak Yilmaz à la 78ème minute alors que les Lillois ont un 4 contre 1 à jouer. Le défenseur international français, plein de rage, stoppe net le géant turc alors qu'il s'est blessé à l'adducteur sur le changement de rythme quelques secondes auparavant. Sorti sur blessure, le gaucher a apprécié le même genre de tacle 7 minutes plus tard de Kehrer sur Jonathan Bamba, sur un début de contre similaire.
Dans les dix dernières minutes, Lille a eu plus d'occasions, en raison du baisse de rythme des Parisiens, sans jamais réellement inquiéter Keylor Navas. Le PSG n'a pas perdu et a prouvé, malgré l'absence de Neymar ou l'entrée en jeu tardive d'un Mbappé amoindri (75ème), qu'il pouvait maîtriser le leader du championnat. Au classement, le LOSC conserve son fauteuil de leader, à égalité avec Lyon, et un point devant Paris, dans la position de chasseur.
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