LDC - Le silence est d'or pour Paris (résumé et notes de PSG-Dortmund)

Le PSG retrouve les quarts de finale de la LDC
Le PSG retrouve les quarts de finale de la LDC

Après avoir goûté au mur jaune, il y a trois semaines, le PSG a dû se battre face à ses démons et le silence de plomb du Parc des Princes pour vaincre Dortmund et se qualifier pour les quarts de finale de la LDC (victoire 2-0, 3-2 en cumulé).

Ligue des champions - Huitièmes de finale

Paris
Paris
2 - 02 - 0 Borussia Dortmund
Borussia Dortmund
Neymar 28'
Juan Bernat 46'

Le PSG va se rappeler, longtemps, de ce match face à Dortmund, en ce mercredi 11 mars. En effet, cette rencontre met fin à cette pseudo-malédiction autour du club de la capitale, créée de toute pièce après les échecs répétés en huitième de finale de Ligue des Champions. Dans des conditions plus que particulières avec un Parc des Princes silencieux à cause d'un huis clos et un Mbappé malade, les hommes de Thomas Tuchel ont enfin franchi le stade des huitièmes de finale, après trois revers consécutifs à ce stade de la compétition (Barcelone, Real Madrid et Manchester United), grâce à une victoire sur le BvB 2-0. Et contrairement à 2017-2018 et 2018-2019, le PSG a pu compter sur la présence de Neymar. Un détail qui a tout changé...

Neymar roi du silence, Kimpembe seigneur en défense

Attendu au tournant pour son premier huitième de finale retour avec le Paris Saint-Germain, le Brésilien a montré la voie à ses coéquipiers ce soir. Arrivé complètement décontracté, souriant et chantonnant avec Kylian Mbappé, le numéro 10, recruté pour 222 millions d'euros, a enfin justifié son incroyable transfert lors d'un match européen. S'il s'est fait peur d'entrée avec un coup sur l'épaule à la suite d'un tacle d'Hummels (il jouera d'ailleurs avec un bandage lors de la 2nde mi-temps), le "Ney" a montré l'exemple, tant défensivement qu'offensivement, contrairement au match aller où il avait été transparent. Beaucoup plus inspiré et "fit", il a notamment montré qu'il savait presser ses adversaires dès l'entame (5ème, 33ème, 40ème, 56ème). Et sur un corner, il profite du laxisme d'Achraf Hakimi pour faire mouche avec une tête décroisée devant un Bürki impuissant (28ème). En mission pour qualifier le PSG, il se permet même d'imiter la célébration d'Haaland, bourreau des Parisiens lors du match aller, ou de provoquer le rouge d'Emre Can en fin de match.

En défense, Paris a aussi changé sa recette comparée au match aller et forcément, l'absence de Thiago Silva sera longuement commentée. La charnière Marquinhos-Kimpembe a, en effet, offert une superbe prestation et une complémentarité intéressante face à Erling Haaland. Intenable à l'aller, le Norvégien n'a pas eu une soirée facile puisqu'il était toujours pris en défense individuelle, que ce soit par le Français ou le Brésilien. Kimpembe, sérieux et appliqué, sort d'ailleurs une grosse prestation ce soir, lui qui a condamné le PSG l'an dernier avec sa main dans les ultimes secondes face à Man United. Attentif, vigilant et surtout concentré, le gaucher a retrouvé de sa superbe, à l'image de son énorme match il y a 3 ans face au Barça. Une réponse parfaite sur le terrain pour le joueur, dont le frère s'était illustré après l'aller en insultant Thomas Tuchel... Signe d'une défense en pleine confiance, Juan Bernat, un des buteurs décisifs du PSG depuis un an et demi, permet à Paris de prendre le large en inscrivant le deuxième but sur une déviation d'un centre de Sarabia (45+1ème).

En deuxième mi-temps, le PSG plie mais ne rompt pas

Au retour des vestiaires, le PSG tente de contrôler les débats avec un bloc défensif plus bas. Dans l'attente, les Parisiens espèrent crucifier les Jaune-et-Noir avec un contre express, comme en témoigne l'entrée en jeu de Kylian Mbappé à l'heure de jeu à la place de Pablo Sarabia (63ème). Toutefois, les assauts allemands (6 tirs à 2 de la 45ème à la 80ème) se font de plus en plus pressants au fil des minutes à l'image de cette frappe de Julian Brandt déviée par Gueye, juste au-dessus des cages de Navas (77ème). Les Parisiens, sérieux et appliqués, font front face aux vagues allemandes et dégagent, tantôt dans la moitié de terrain adverse, tantôt en touche ou en corner.

Mais contrairement aux années précédentes, et en particulier face à Manchester United ou Barcelone, les joueurs de la capitale ont su résister à la pression de ces fins de matchs décisives. Sans trembler, Kehrer, Kimpembe ou encore Marquinhos, sans oublier un Layvin Kurzawa auteur d'une bonne entrée, permettent au PSG de retrouver, sereinement, les quarts. Les Parisiens, qui ont le match en mains, ont même poussé à la faute Emre Can, exclu juste avant le temps additionnel pour un geste d'humeur sur Neymar. Un accrochage qui coûtera cher pour Di Maria, averti d'un carton jaune et surtout suspendu pour le quart de finale aller. Mais pour ce soir, il faudra surtout retenir la qualification, une première depuis trois ans, et le mental affiché par les Parisiens. Comme un symbole, le PSG s'était déjà qualifié en quart il y a 5 ans avec un coup de casque de Thiago Silva, à Stamford Bridge (2-2 après prolongations). Les vieux démons battus, Paris peut désormais se concentrer sur la suite de son parcours européen...

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