Prévue en plein milieu de la saison de Ligue 1, la Coupe du Monde met les corps des joueurs à rude épreuve en les obligeant à enchaîner les matches avant le début de la compétition. Pourtant, aux yeux de Christophe Galtier, l'épée de Damoclès qui plane au-dessus des têtes parisiennes ne doit pas constituer une excuse pour mettre moins d'intensité. C'est en tout cas ce qu'il a laissé entendre ce samedi, alors qu'il devra se passer de Lionel Messi et de certains autres joueurs du PSG sur la pelouse de Lorient (dimanche 6 novembre, 13h).
"L'échange est important entre le staff technique et médical. Le club a développé des outils pour mesurer au plus précis l'état de forme physique, mais aussi mental des joueurs. On travaille énormément. Dans ma manière de gérer, il y a beaucoup d'échanges, parfois informels. Les joueurs, parfois, se livrent plus facilement. On a le ressenti. Et puis il y a les échanges formels, sur l'état de forme, sur la fameuse crainte (concernant les blessures avant la Coupe du monde). On ne peut pas occulter que les joueurs peuvent avoir cette crainte de ne pas aller à ce Mondial. Mais je leur dis souvent qu'il faut jouer à fond, sans retenue. C'est la meilleure façon de se préparer (...) On a beaucoup joué, on joue beaucoup, tous les trois jours. Ce sera demain le 23e match, en comptant les sélections. Chez nous, il n'y a pas de coupure, les joueurs sont sollicités. On est dans une saison très singulière avec un calendrier très chargé, c'est valable pour tout le monde, mais on ne doit pas l'occulter. Cela génère de la fatigue. Enchaîner des séries avec des matchs de Ligue des champions en milieu de semaine, c'est très énergivore. (...) Évidemment qu'on est un peu essoufflés, que chaque joueur susceptible de participer à la Coupe du monde a en tête cette crainte (de blessure). a-t-il assuré devant les journalistes de la chaîne officielle du club parisien, en conférence de presse.