Alors que le championnat de France de Ligue 1 reprend ses droits ce vendredi soir, il entre dans un contexte plus que particulier à cause du long feuilleton de l'été lié à la négociation du contrat des droits TV. D'après les calculs de L'Equipe, les clubs vont subir une baisse drastique de leurs revenus.
60% de baisse de revenus, c'est ce que vont subir les clubs de Ligue 1 avec le nouvel accord des droits télé qui a été bouclé il y a trois semaines avec une diffusion sur la période 2024-2029 du duo DAZN - beIN SPORTS. Si le montant s'élève à près de 500 millions d'euros par saison, loin du milliard annoncé la LFP et moins que lors du précédent exercice (734 millions d'euros en 2023-2024, les charges ont, elles, augmentées, ce qui pénalise encore plus les clubs.
En effet, comme le rapporte L'Equipe, les charges totales en 2024-2025 s'élèvent au total à 272,5 M€ contre 156 M€ en 2023-2024. Cela comprend la taxe Buffet, la contribution CVC, les aides à la FFF et aux différents syndicats et les coûts de fonctionnement de la LFP. Les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 vont donc se répartir 228,7 M€ alors que la saison passée ce chiffre grimpait jusqu'à 578,5 M€. La baisse de revenus est donc de 60%.
Si les 10 clubs français qui bénéficient de points au coefficient UEFA sur les trois dernières années vont se partager 23,4 M€ de droits internationaux, il ne reste plus que 154,8 M€ à répartir entre les 18 clubs. Et au jeu du mieux une équipe est classée (classement sportif de la saison, sur les 5 derniers exercices, notoriété), plus elle touche de revenus de droits TV, le dernier du championnat va toucher 5,1 M€ au lieu de 14,3 M€ la saison dernière. Le leader, lui, va gagner 16,1 M€ de droits nationaux, un montant équivalent à ce que touchait le 13ème la saison passée.