Les échauffourées et l'envahissement de terrain des supporters de Nice lors de OGC Nice - Olympique de Marseille font les gros titres de la presse européenne. En effet, les débordements ont dépassé les frontières puisque l'Italie, l'Angleterre et l'Espagne parlent des incidents survenus sur la Côte d'Azur.
Décidément, le match entre Nice et l'Olympique de Marseille va faire couler beaucoup d'encre. Alors que la Ligue 1 espérait qu'on parle d'elle en positif avec cette rencontre alléchante ente deux équipes ambitieuses, ce sont finalement les faits extra-sportifs et désastreux survenus à l'Allianz Riviera qui font le tour de la presse européenne. Que ce soit en Italie, en Angleterre ou en Espagne, les médias européens ont réagi à cette violence et pèsent leurs mots.
Pour AS, c'était la "panique à Nice : les ultras bondissent pour frapper les joueurs marseillais". "Les images malheureuses ont provoqué la colère des deux équipes, dont Sampaoli, qui a perdu son sang-froid" est-il écrit. En tant que média madrilène, AS n'oublie pas de souligner que le coach argentin a été retenu par plus de cinq personnes pour "qu'il ne frappe pas un ancien joueur du Barça", en référence à Todibo. Marca a également évoqué l'attitude de l'entraîneur, qui "n’a pas hésité à défendre ses joueurs après avoir réagi aux provocations des ultras de Nice". Le compte twitter du média a également écrit : "Des supporters de Nice jettent des objets sur les joueurs marseillais, se défendent... et ça se passe comme ça : suspension du jeu". Et sur le site de Marca, un sondage a été mis à disposition des internautes : "Les joueurs de l'OM doivent-ils sortir jouer ?" avec près de 90% de non après 3000 votants. Enfin GOAL Espagne parle de "scandale".
Du côté de l'Italie, la Gazzetta dello Sport a placé les incidents sur sa Une ! On peut y lire : "Folle invasion dans le derby. Supporters sur le terrain et bagarre : Nice-Marseille suspendu". Le Corriere dello Sport, quant à lui, évoque le "chaos" dans l'enceinte azuréenne. L'Angleterre aussi a adopté le terme "chaos", qui est employé par de nombreux médias dont la BBC Sport. Pour le Telegraph, c'était "une nuit d'agitation en France" : "des scènes horribles qui surviennent une semaine après que le déplacement de Marseille à Montpellier ait été entaché de jets de bouteilles sur les joueurs visiteurs". Enfin, le Guardian a utilisé un langage proche de la guerre : "Les supporters locaux ont lancé des missiles sur les tireurs de corner". Pas la meilleure publicité pour la Ligue 1.