Bientôt 72 heures plus tard, les incidents qui se sont déroulés ce dimanche à l'Allianz Riviera lors de la rencontre entre Nice et l'OM continuent de faire parler. Alors que les présidents des deux équipes sont convoqués par la Ligue ce mercredi à 18 heures pour participer à la commission de discipline et faire le point sur les débordements, les dirigeants des deux écuries font le tour des médias pour donner leur version des faits. Lors d'un entretien accordé à L'Equipe, le directeur de la communication de l'écurie phocéenne a révélé ce qui s'est passé dans les tribunes présidentielle pendant le derby du sud.
"Dès le début du match, on a vu les projectiles sur le terrain, on l'a fait remarquer. À chaque projectile, nous n'avons pas cessé, effectivement, de nous lever et de protester contre ces jets d'objets. Les Niçois nous disaient 'tais-toi', 'assieds-toi', pendant toute la première période. Dans les minutes qui précèdent la 75e, les Niçois prennent plusieurs cartons jaunes et à chaque fois M. Rivère apostrophe le délégué pour lui dire que cela suffit, les cartons contre son équipe. Alors que pas une seule fois il n'a appelé son responsable de la sécurité" a-t-il déclaré avant de revenir sur les accusations de Jean-Pierre Rivère. Ce dernier avait révélé que Pablo Longoria avait eu un mauvais geste à l'égard de sa femme. "À la 75e minute, c'est Mme Rivère qui vient nous dire : 'Arrêtez, ce n'est rien ces projectiles'. Elle agrippe le bras de Pablo Longoria qui, dans un geste ferme, la pointe du doigt et lui demande de ne pas le toucher. Là, José Cobos est intervenu. Il n'y a eu aucun geste ou parole déplacés de la part de Pablo Longoria, on ne peut pas le laisser se faire salir comme cela" a déclaré Jacques Cardoze.