Ligue 1 : OL - OGC Nice : À Lyon, on "pleure" Amine Gouiri tous les week-ends

Amine Gouiri sous le maillot de l'OGC Nice
Amine Gouiri sous le maillot de l'OGC Nice

De retour à Lyon ce samedi soir (21h, 24ème journée de L1), Amine Gouiri réalise une très grosse saison avec l'OGC Nice et s'affirme désormais comme un international tricolore en puissance. De quoi donner de gros regrets au sein de son club formateur...

Ligue 1 - 24e Journée

Lyon
Lyon
2 - 0 - Nice
Nice
M. Dembélé 8'
K. Toko Ekambi 52'

À l'occasion de la réception de l'OGC Nice ce samedi, l'Olympique Lyonnais va retrouver un certain Amine Gouiri. Un an et demi après avoir quitté son club formateur, le jeune attaquant de 21 ans cartonne chez les Aiglons. Une nouvelle fois auteur d'une prestation XXL face à l'OM en Coupe de France cette semaine, il porte l'attaque d'une équipe en bonne position pour se qualifier en Ligue des Champions... De quoi taper dans l'oeil de Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus. Dans une dynamique à l'opposée, l'équipe lyonnaise pointe à huit longueurs de son adversaire du jour, ne séduit pas offensivement et se mord les doigts d'avoir laissé filer une vraie pépite.

Amine Gouiri "aimait vraiment" l'OL

Avec Amine Gouiri, le qualificatif "pépite" n'est pas usurpé. Depuis son plus jeune âge, l'attaquant a toujours été très en avance. Impressionnant par ses statistiques, il s'est rapidement créé une petite réputation dans la région lyonnaise et au sein des équipes de jeunes de l'OL, qu'il a rejoint à 13 ans. Des centaines de buts empilés au fil des années et... aucun avec l'équipe première. C'est tout le paradoxe d'Amine Gouiri qui n'aura jamais pu exprimer ses qualités au Groupama Stadium. Lancé en professionnel par Bruno Genesio lors de la saison 2017-2018, le natif de Bourgoin-Jallieu est victime d'une rupture des ligaments croisés en août 2018. Une blessure qui le coupe dans son élan, mais le renforce comme l'explique aujourd'hui Jean-François Vulliez, directeur du centre de formation lyonnais, dans les colonnes de L'Equipe : "Les croisés, ça l'a professionnalisé dans sa tête pour l'alimentation, le sommeil. Certaines personnes doutaient mais il en a profité pour se renforcer".

Mais à son retour de blessure, ni Sylvinho, ni Rudi Garcia ne compte sur lui lors de l'exercice 2019-2020. Lors de l'intersaison, Amine Gouiri refuse d'être prêté. L'OGC Nice en profite pour l'attirer contre un chèque de 7 millions d'euros et briser, par la même occasion, le cœur des supporters lyonnais. "On était dans une impasse, affirme Pierre Kalulu, lui aussi parti lors de cette intersaison 2020. On était bons en sélection et avec la National 2 mais la seule récompense était de participer aux entraînements des pros. On en parlait beaucoup. C'est dommage car on aimait vraiment le club..."

L'OL lui a préféré Toko Ekambi et Kadewere

À l'époque, Juninho et Rudi Garcia n'avaient vraiment pas regretté son départ. Le justifiant par des choix à faire dans le secteur offensif. L'option d'achat de Karl Toko Ekambi devait être levée, Tino Kadewere débarquait avec le statut de meilleur buteur de Ligue 2 et Memphis Depay occupait l'axe de l'attaque. Pas de place pour Amine Gouiri ? Pourtant, l'Aiglon prouve aujourd'hui sa capacité à évoluer sur le côté gauche en association avec Andy Delort ou Kasper Dolberg. Et surtout l'OL ira chercher... Islam Slimani six mois plus tard.

Pendant ce temps-là, Amine Gouiri flambe dès son arrivée sur la Côte d'Azur (12 buts en 34 matchs) et confirme cette saison en ayant déjà quasiment atteint ses statistiques de l'an passé (10 buts et 7 passes décisives en 23 matchs). Du côté de l'OL, les meilleurs buteurs en championnat - Lucas Paqueta et Moussa Dembélé - n'en sont qu'à 7 unités. Mais surtout, l'équipe de Peter Bosz peine à trouver des solutions offensivement ces dernières semaines. Là où Amine Gouiri est le facteur X de Christophe Galtier. Celui qui débloque toutes les situations. "Toute cette fin de saison qu'il n'a pas faite en 2020, à cause du Covid, aurait pu changer la donne, regrette Jean-François Vulliez. Maintenant, on pleure tous les week-ends..."

Plus d'infos :