Le match entre l'OL et l'OM a été interrompu, ce dimanche soir, après seulement quelques minutes suite à un jet de projectiles sur Dimitri Payet. Après l'annonce de l'arrêt définitif de la rencontre, Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, est venu au micro de Prime Video pour revenir sur cet incident.
"C'est une décision assez paradoxale. La bouteille qui a été lancée sur Dimitri Payet a créé une situation incroyable. Les services de sécurité de l'OL ont tout de suite réagi puisque l'individu a été interpellé. Il s'agit d'un individu seul, pas en relation avec les groupes de supporters. Avec le Préfet, on avait imaginé que le match puisse reprendre et l'arbitre avait décidé la reprise du match. Cela se passait en haut, devant le procureur, le DDSP et puis quand M. Buquet est revenu annoncer aux joueurs, aux capitaines et aux entraîneurs, il y a eu une réaction extrêmement violente de l'OM qui ne comprenait pas. On est catastrophé pour Payet, le médecin de l'OM m'a confirmé qu'il y a plus de peur que de mal. On lui présente nos excuses. Dans le vestiaire, il y a eu un tel mouvement de violence, de réaction, que M.Buquet a demandé à revoir le Préfet et d'inverser la décision. La décision est vraiment incompréhensible, tout le monde a entendu la décision de M. Buquet de reprendre le match. Est-ce qu'il a raison ou tort ? On est vraiment bien organisé au niveau de la sécurité et comme l'auteur a été incarcéré, on pense que le match pouvait reprendre sans aucun problème. Incompréhensible que le match ne reprenne pas ? On s'est réuni, la question était de savoir pourquoi c'était si long. On s'est réuni pendant une heure avec le Préfet et l'ensemble des gens qui peuvent avoir un mot à dire. La Ligue représentée par les délégués. C'est M.Buquet qui a pris la décision de reprendre, car il n'y avait aucun risque de recevoir un nouveau projectile et que l'auteur a été appréhendé. Il ne s'agit pas des supporters mais d'un individu seul. La longueur de la décision est incompréhensible, et surtout le fait qu'on ait laissé penser à tout le public qu'on pouvait reprendre pour après ne pas reprendre mais sous la pression, non pas d'une bouteille, mais sous la pression des dirigeants de l'OM qui ne voulaient pas reprendre".