Sur RMC Story ce mardi matin, Roxana Maracineanu, ministre déléguée des Sports, a envoyé de lourdes charges à l'encontre des clubs de football. La représentante de l'Etat est plus que remontée suite aux incidents qui ont eu lieu lors de OL-OM ce dimanche. "Sauver le foot français, c’est beaucoup dire. Il faut donner l’impulsion pour que la Ligue réunisse les clubs et que ce sujet soit porté à l’ordre du jour. Six incidents en 14 journées, c’est grave. Il faut prendre la mesure, parler d’une même voix et surtout qu’ils s’accordent sur la position à prendre: comment se comporter, intervenir? Comment les arbitres peuvent prendre des décisions plus simplement ?"
Selon elle, "on ne peut pas tout attendre de l’Etat". Roxana Maracineanu demande ainsi que "chacun soit responsable". "Aujourd’hui, c’est au monde du football de se questionner. Nous avons déjà fait une réunion il y a un mois et demi qui était quasiment la même que celle que nous allons faire. Nous avons déjà proposé des choses de notre côté: un référent-supporter dans les préfectures pour avoir cette discussion avec les clubs en amont du match, pouvoir les aider sur la formation des stadiers, une circulaire pour que la justice soit plus prompte à agir et à appliquer les lois dont il est question. Mais en amont, c’est au monde du football de prendre ses responsabilités et de s’organiser. Il y a des lois qui sont faites pour ça, il n’y a pas à en refaire. Il faut déjà que celles-ci soient appliquées."
Pour terminer son discours, Maracineanu n'hésite pas à comparer les publics des stades de foot et de rugby. "Mon fils de 5 ans fait du foot, c’est extraordinaire ce qu’on vit au niveau de la mixité, de ce rapport avec les éducateurs. Mais à chaque fois que je vais au stade en tant que ministre, je me dis heureusement que j’ai emmené mon fils plutôt au rugby qu’au football. Moi, je privilégie les matchs de l’équipe de France quand je peux me permettre d’emmener mes enfants aux matchs, mais pas ceux des clubs". La raison est simple, elle n'a pas du tout confiance dans le rapport entre les clubs et les groupes de supporter. "Parce qu’aujourd’hui, clairement, je ne fais pas confiance aux rapports que les clubs instaurent avec les groupes de supporters. C’est là-dessus qu’on doit progresser parce que les supporters d’un club font partie de l’équipe professionnelle et doivent être traités par le club en question."