Pascal Garibian, patron de la Direction Technique de l'Arbitrage (DTA), a fort à faire en ce moment. En effet, l'arbitrage français est plus que jamais contesté. Et cela, même avec la présence de la VAR en Ligue 1. Le boss de la DTA est même intervenu il y a peu en soutenant le carton rouge attribué à Jean-Clair Todibo (Nice), mais en regrettant celui de Bradley Locko (Reims). Interrogé sur la sensibilité des arbitres par rapport au jeu, il répond.
"Il y a certaines décisions trop sévères, car l'arbitre a eu un focus sur la fin du geste, sur l'impact de la semelle, sans avoir pu analyser l'ensemble de l'histoire du geste. Ça a fait l'objet de messages techniques que nous portons aux arbitres, qui ne sont pas robotisés. Leur volonté est de protéger les acteurs. Je voudrais tordre le cou à l'idée que les arbitres français ont la gâchette facile. Selon la LFP, sur les dix dernières saisons, on est à 0,24 exclusion en moyenne par match, ce qui est dans la moyenne des pays européens, excepté l'Angleterre. Et, à l'international, nos arbitres ne mettent pas plus de rouges que leurs homologues européens", a-t-il déclaré, au cours d'un entretien pour L'Équipe.