Dans un entretien accordé à nos confrères du quotidien régional Le Progrès, Samuel Rustem, le directeur général adjoint de l'AS Saint-Etienne délégué aux activités sportives, s'est épanché sur le mercato et sur la méthode du club ligérien durant les périodes de mutations. Pour l'ancien stadium manager des Verts, "le volet humain" du recrutement est devenu une des priorités du board forézien, qui cherche à ne plus reproduire certaines erreurs d'un passé récent.
"Le volet humain du recrutement, c’est mon domaine. Je vérifie différentes choses, on se renseigne. Le curseur est poussé au maximum. Est-ce que le joueur a rencontré des problèmes de moralité ? A-t-il fait l’objet d’un scandale ? On regarde si le joueur est structuré familialement, s’il peut vriller, ce qui représente bien sûr un risque (...) Le processus RH est moindre pour recruter des footballeurs à plusieurs millions d’euros que pour intégrer certaines entreprises. C’est l’énormité du truc. Il faut être vigilant et rééquilibrer tout ça (...) On a assez souffert de la venue de joueurs qui n’étaient pas sûrs d’être au bon endroit. On a vu ce que ça a donné. Là, il fallait vraiment qu’on sente que ce n’était pas des mercenaires, qu’ils étaient là pour le projet sportif, que ce n’était pas juste un projet financier", a expliqué le dirigeant stéphanois.