Une deuxième partie de saison catastrophique. Voilà comment résumer les six derniers mois du MHSC en Ligue 1. Après une étonnante 5ème place à la trêve, les Pailladins ont tout simplement le pire bilan de la L1 sur la deuxième partie de saison avec 3 victoires, 3 nuls et surtout 13 défaites. Hier contre Angers, Montpellier n'a pas eu de réaction et s'est encore incliné (0-2), de quoi énerver une dernière fois Olivier Dall'Oglio. 'On subit toujours autant l'impact, n’importe quelle équipe. Encore déçu par ce match. On se fait secouer d'entrée, on a un peu de chance sur les poteaux, on réagit un peu. Mais dans l'impact il y a beaucoup de choses... Même les grosses occasions, on les met à côté. Il manque beaucoup de choses sur cette fin de saison. Donc très déçu par l'ensemble. Jusqu'au dernier match, on a essayé de secouer le cocotier mais ça n'a pris" explique le coach.
Dall'Oglio estime que ses joueurs "sont conscients" des difficultés de ses joueurs. "Parfois je n'ai même pas besoin de le dire. Ils font leurs propres analyses". Mais le technicien trouve des points d'amélioration. "On voit bien que le comportement n'est pas assez collectif, pas assez roublard, conquérant face à des équipes comme Angers ou les dernières équipes. On a vu des adversaires traverser le terrain, on court à côté. C'est ce que je reproche depuis un bout de temps au groupe. On connaît les défauts. On ne peut pas se cacher derrière les blessures. Il y en a, elles sont majeures. On s'est rendu compte, et je le redis, qu'il nous faut un groupe un peu plus étoffé, c'est obligé". ODO aura toutefois tout tenté pour réveiller les siens sur cette fin de saison. "(sourire) J'aurais tout fait. Les grosses engueulades, de la gentillesse, de la compréhension, le retour sur plus de dureté. Ce soir, ils ont fait leur analyse, certains ont parlé. Ils disent la même chose depuis un bout de temps. Mais il ne suffit pas de le dire. Même si j'ai renchéri derrière, que je leur ai souhaité des bonnes vacances parce que la rentrée ne sera pas tendre, ça c'est sûr. Ils en sont conscients mais en parole. C'est bien mais il faut aller dans les actes et il y a trop longtemps qu'on n'y va plus".