Après avoir enchainé deux victoires consécutives face à Brest (7-0) et Ajaccio (2-1), le MHSC pensait avoir lancé définitivement sa saison à la fin du mois d'août. Mais finalement, les Pailladins ont enchainé, ensuite, deux revers consécutifs, face à Lille (1-2) et surtout à Angers (1-2). Et près d'une semaine après le revers au Stade Raymond-Kopa, la pilule a toujours du mal à passer comme l'explique Olivier Dall'Oglio en conférence de presse. Le technicien héraultais explique qu'il se bat tous les jours avec son équipe pour leur faire prendre conscience de l'investissement dont ils ont besoin et du grand talent d e l'équipe. "C’est un groupe qui a des qualités, mais qui n’a peut-être pas pris conscience de toutes les qualités et tous les efforts qu’ils doivent faire, et tous les week-ends. Pas juste un de temps en temps. On a bien remarqué que sur le dernier match, il a manqué de courses, de courses vers l’avant, parfois gratuites pour libérer les espaces. Ça n’y était pas. (...) Dès qu’on est un peu en dessous, on devient une équipe très moyenne. Si on comprend ça, on aura fait un grand pas en avant, mais il faut arriver à le comprendre" lâche d'abord le coach.
Olivier Dall'Oglio le sait, ses joueurs doivent franchir un cap mentalement. "Faire comprendre aux joueurs que c’est une responsabilité d’être dans l’équipe première de Montpellier, la chance d'être dans ce club-là. C'est important et ça demande un investissement plus grand de tout le monde, les joueurs et le staff. Il faut le comprendre et maintenir ce niveau. Il faut sortir de sa zone de confort constamment, pour un être humain ce n’est pas naturel. Il faut aller dans la difficulté, même si c’est difficile. Contre Angers, est ce que marquer très rapidement nous a mis dans ce confort ? Peut-être. Mais ce qui m’embête c’est le premier but. Si on tient 10 min après le but, le match n’est pas du tout le même. Il faut le comprendre : un investissement sur les courses, une détermination plus grande pour protéger nos cages, se faire mal pendant un bout de temps. Si on apprend de ça, on va avancer. Le dire, le montrer, ça ne suffit pas. Il faut encore plus insister, insister, insister, répéter."
Selon lui, les Montpelliérains ont lâché mentalement. "Je pense qu’il y a un relâchement. Et pourtant c’est une règle d’or. On a marqué, on est content, on marque à la 7ème mais il reste du temps. On sait bien que l’équipe adverse va de suite se rebeller. Et si elle tape sur un mur pendant 10 minutes, la rébellion s’arrête rapidement et le match devient plus simple. Là on a ouvert les portes trop facilement. C’est un problème collectif, les attitudes étaient dans le relâchement. Je vais moins courir, moins m’exposer, moins tâcler, moins être présents. La qualité de l’équipe diminue très rapidement" glisse Dall'Oglio. "Si tout le monde est concerné, si il y a des retours forts comme on sait le faire, il y a une force, une énergie qui se dégagent de l’équipe, même l’adversaire le sent. Mais en même temps, quand on ne le fait pas, si un ou deux joueurs sont moins présents, ça donne des failles et l’adversaire le sent aussi. Ça donne de la force à l’adversaire et ça te diminue. C'est palpable et visible. Ce qui est râlant, c’est si on ne savait pas le faire. Mais on sait le faire. Le jour où on le mettra en place régulièrement, on sera difficile à battre".