OL : Jean-Michel Aulas sort du silence et balance ses vérités sur le départ de Juninho !

Aulas et Juninho
Aulas et Juninho

Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, est sorti du silence dans les colonnes de L'Equipe pour évoquer le départ de Juninho, son directeur sportif.

Au cours d'un entretien pour L'Equipe paru ce jour, Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique Lyonnais, est sorti du silence pour commenter le départ de Juninho dans les prochains jours. Le dirigeant rhodanien, qui avait nommé le Brésilien en tant que directeur sportif en juillet 2019, ne mâche pas ses mots et se pose des questions sur le rendement de son ancien numéro 8.

"Son départ ? J'en suis chagriné sur le plan humain. C'est quelqu'un de qualité. Peut-être que dans ce qui a été fait, le costume était un peu surdimensionné. Aujourd'hui, il veut se reposer et plutôt être entraîneur. Mais il sera toujours à la maison à l'OL, lorsqu'il voudra revenir. Il fait partie de ceux qui ont participé à un certain nombre de victoires, donc on ne va pas du tout prendre de positions négatives à son égard" explique Jean-Michel Aulas. Le Président regrette toutefois la décision de Juni, d'autant plus qu'il aurait aimé être averti avant les informations dans la presse. "Oui, on la regrette à l'OL, et j'aurais aimé être averti avant. Avant que les choses ne prennent sur le plan public la dimension qu'elles ont prise. Ceci étant, cela ne change rien à notre humanité vis-à-vis de "Juni" et il sera toujours ici à la maison".

Juninho avait "du mal à assumer cette fonction dans une organisation importante"

Alors que des rumeurs faisaient état d'une relation difficile entre le Directeur Sportif et Vincent Ponsot, le directeur du football, Jean-Michel Aulas explique, simplement, que Juninho "était fatigué". "Juni était fatigué, vous l'avez vu. C'est vrai qu'il n'a pas eu que des succès. Il n'était pas heureux, ça se sent. Si j'avais pu le retenir, je l'aurais retenu, mais il avait du mal à assumer cette fonction dans une organisation importante. Et tous les grands clubs ont une organisation avec plusieurs responsables. Un entraîneur, un directeur général, un directeur du foot, un directeur sportif, un président... et parfois tous ces gens en même temps. Ça n'a pas fonctionné. Ce n'est pas pour cela que Juni n'est pas quelqu'un de bien. C'est quelqu'un de très bien. Et on va tout faire pour qu'il reste proche de l'OL".

Pour Aulas, la nomination de Ponsot en tant que directeur du football, soit un poste au-dessus de Juninho, n'était pas une mise sous tutelle de Juninho. Le Brésilien était uniquement intéressé par l'équipe première de l'OL : "Ce n'en était pas une. Il y a le groupe pro mais aussi l'équipe féminine, l'Académie et la Nationale 2. Il fallait quelqu'un pour chapeauter ces quatre structures. Juni n'était pas intéressé par les trois autres structures. On l'a fait pour bien faire, et pour l'aider. Ce n'était pas pour le restreindre en termes de responsabilités. C'était aussi pour lui donner les moyens d'apprendre".

Et au niveau des résultats, Aulas estime que Juninho a eu les moyens de mener sa politique sportive. "Que tout le monde le regrette aujourd'hui, je l'espère. Mais je n'en suis pas certain. Vous savez comme moi que la structure qu'on a choisi de mettre en place entre direction sportive et entraîneur est complexe, beaucoup d'autres clubs n'y arrivent pas non plus. On lui a laissé la totalité du pouvoir, je peux l'attester car comme vous me l'avez fait remarquer, j'ai pris un certain recul opérationnel. Les choix de Sylvinho, de Rudi (Garcia), de Bruno Cheyrou, de Peter (Bosz)... Quoi qu'on dise, tout cela a été validé par Juni. Donc il avait les moyens de mener sa politique".

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