Au cours d'un entretien accordé auprès de L'Equipe, Amine Harit, le milieu offensif de l'OM, a pu longuement s'entretenir sur des thèmes qui lui tiennent à cœur, notamment sa blessure aux ligaments croisés, en novembre dernier. Le joueur de 26 ans a livré les dessous de sa convalescence compliquée.
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Le 13 novembre 2022, au cours d'un déplacement au stade Louis-II face à l'AS Monaco (2-3, J15 Ligue 1), Amine Harit, titularisé sur le front de l'attaque de l'OM, s'est lourdement blessé au genou gauche, et plus précisément les ligaments croisés, à la suite d'un contact avec Axel Disasi. Indisponible pendant de très longs mois, le milieu offensif marocain a manqué la Coupe du Monde au Qatar et l'intégralité de la suite de la saison de Ligue 1 avec Marseille. Au cours d'un entretien réalisé auprès de L'Equipe, l'ancien du FC Nantes a dévoilé les dessous de sa convalescence difficile, de sa greffe de ligaments et de son modèle lors de cette épreuve délicate : Kobe Bryant.
🎙️| Amine Harit, sur son opération :
— DM SPORT (@dmsportma) October 28, 2023
« Le chirurgien me dit : ''On va te greffer des ligaments prélevés chez une personne décédée et qu'on a congelés''. Pawww... Je le regarde, sceptique, on parle d'un mort !
Aujourd'hui, j'en souris, mais sur le coup, tu te dis : "Je préfère… pic.twitter.com/o1YShJkC60
"Ma blessure avant la Coupe du Monde ? C'est toujours comme ça ! Cela a été dur. Je ne vais pas faire le mec fort qui n'a pas été dégoûté. Mais j'ai réussi à vite penser à ma rééducation. Que je fasse la gueule ou que je sois joyeux, c'était la même sentence. Dix mois, c'est à la fois long et ça passe très vite. De la douleur ? Non, pas trop, quand je crie, c'est plus l'adrénaline d'avoir vu mon genou gauche là, la peur. Mais je n'ai pas de douleurs. Elles sont venues après. Sur le terrain, je ne sais pas ce qu'il y avait dans mon genou, juste que c'était le bordel. Je vois l'os qui est de l'autre côté. Instinctivement, je viens pour mettre ma main sur ma jambe, je sens ma rotule se remettre en place. Mais ce qui m'a traumatisé, c'est de voir l'os de l'autre côté. Ça bouge parfois... Mais là... je ne pensais pas que c'était grave à ce point-là, j'espérais une entorse", a-t-il avoué, avant de revenir en détails sur sa greffe des ligaments du genou gauche.
"La greffe ? Je n'ai pas trop compris au début ! Il me dit : ''On va te greffer des ligaments prélevés chez une personne décédée et qu'on a congelés''. Pawww... Je le regarde, sceptique, on parle d'un mort ! Aujourd'hui, j'en souris, mais sur le coup, tu te dis : " Je préfère prélever une part de moi que prendre quelque chose sur une personne décédée''. Puis il m'a parlé de la préservation, de l'entretien. Tout est réalisé pour que ce soit parfait, comme un organe neuf. J'espérais juste, comme c'était la jambe gauche, que la personne avait un bon pied gauche. Peut-être j'allais tomber sur un Messi ! Je ne sais pas aujourd'hui qui m'a" donné" ce ligament", a révélé le joueur olympien. Pour revenir au mieux, Amine Harit s'est appuyé sur la lecture du livre "The Mamba mentality", écrit par Kobe Bryant, une personne qui a eu un énorme impact sur le Marocain durant sa convalescence.
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"Il (Kobe Bryant) allait s'entraîner à cinq heures du matin, il rentrait chez lui, faisait le petit-déjeuner à ses enfants, les emmenait à l'école, il revenait chez lui, faisait une sieste, repartait bosser avec l'équipe, il rentrait coucher ses gosses et repartait s'entraîner le soir. C'est abusé. Moi, j'étais blessé ? C'est mort, je vais faire pareil. À 100 %, il s'entraînait comme ça. Alors blessé ! J'ai tout décortiqué de sa vie, j'ai regardé toutes les vidéos sur YouTube, les reportages, j'ai vu qu'il s'était fait une grosse blessure au tendon d'Achille, l'opération, etc. Je me suis dit : ''Tu es malade... ça va être moi le Kobe Bryant de l'OM !'', a expliqué Amine Harit. Une chose est sûre, le milieu offensif marocain s'éclate sur les terrains depuis son retour de blessure !