Jonathan Clauss est sorti du silence. L'ancien joueur du RC Lens est revenu sur son début de saison avec l'OM, dans un long entretien avec FootMercato. Le piston droit de 30 ans a avoué avoir subi une surcharge émotionnelle en enchaînant les matches tous les trois jours.
Jonathan Clauss vit un rêve éveillé. Encore à l'US Avranches il y a cinq ans, le piston droit de 30 ans a révélé son talent au football français, sous les couleurs du RC Lens, les deux dernières saisons. Ainsi, le défenseur a connu ses premières sélections avec les Bleus, avant de signer à l'OM cet été. Titulaire indiscutable dans le système d'Igor Tudor, l'ancien Lensois a réalisé une bonne première partie de saison, même s'il a connu un coup de moins bien. En effet, Jonathan Clauss jouait pour la première fois tous les trois jours et a eu l'esprit tiraillé de toutes parts, comme il l'a révélé pour FootMercato.
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"Tout est accéléré et parfois, nous avons l'impression de ne plus progresser. C'est parce qu'on ne sait plus où donner de la tête. Est-ce qu'il faut se concentrer sur les matchs ? Se concentrer sur les entraînements ? J'avais l'impression de devoir me concentrer sur tellement de choses que je me suis dit à un moment qu'il fallait que je laisse couler. La surcharge émotionnelle est importante et je pense qu'on n'en parle pas assez. La souffrance physique, je la connais, ça ne me dérange pas de souffrir. J'ai appris à aimer courir, j'ai appris à aimer défendre. Mais souffrir psychologiquement... Il y a des moments parfois de nervosité. Certains moments où j’avais envie de péter les plombs, parfois, j’étais super heureux", a expliqué le défenseur marseillais.
Ainsi, Jonathan Clauss a avoué avoir subi une surcharge émotionnelle, chose qu'il n'avait pas encore connue jusque là. "Avant, je jouais une fois par semaine, donc j'avais le temps de lisser cela. Là, tu souffres le dimanche soir et le lundi, tu dois être calme. Je n'arrivais plus à redescendre assez bas le curseur de nervosité. Il remontait tellement vite ensuite. Quand le Vélodrome est plein à craquer et qu'on perd, on a l'impression d'être au milieu d'une arène. C'est dur à encaisser parce qu'on a envie de leur rendre tout ce qu'ils nous donnent. Physiquement, le corps s'adapte. Mais la tête, c'est plus difficile. Il faut trouver des solutions", a conclu Jonathan Clauss.