Être leader de son championnat et se faire virer, c'est possible ! Antoine Kombouaré (57 ans), l'actuel entraîneur du FC Nantes, a vécu pareille mésaventure lors de son passage au Paris Saint-Germain (2009-2011, 61 victoires, 37 matches nuls, 34 défaites). Au mois de décembre 2011, le 22 pour être très exact, au lendemain d'un succès sur la pelouse de l'AS Saint-Etienne, succès qui permet au club de la capitale de virer en tête de la Ligue 1 à la trêve hivernale, le technicien kanak est remercié par les dirigeants qataris et remplacé par Carlo Ancelotti dans ce qui sera la première grosse décision de QSI. Dans une interview accordée au site Pierrot Le Foot, le tacticien des Canaris est revenu sur les coulisses de ce licenciement.
"J’ai la déception que le Qatar ne me soit pas laissé aller jusqu’au bout de la saison. Mais j’avais compris dès le début et d’ailleurs j’avais été surpris d’être encore en place après le rachat du Qatar l’été. On l’a vu avec Bordeaux, dès que ça a été racheté, Jean-Louis Gasset et Alain Roche sont partis. Je pensais qu’ils allaient me payer ma dernière année de contrat et me virer directement. Au moment où les Qataris rachètent le club, l’Emir demande à me voir. Comme je sais que c’est pour me dire que c’est fini pour moi, je refuse. Mais il insiste et je vais à Doha. Et là, l’émir me dit qu’il me garde. J’étais surpris mais j’ai compris qu’ils étaient en train de préparer l’arrivée d’Ancelotti. Quand il est arrivé en janvier, il parlait déjà français", a expliqué Antoine Kombouaré.