Cet été, le PSG a enrôlé Carlos Soler, jusqu'alors joueur de Valence en Liga espagnole. Recruté en toute fin de mercato pour un montant annoncé de 20 millions d'euros avec bonus, l'Espagnol totalise après sa première partie de saison avec Paris 4 buts et 2 passes décisives toutes compétitions confondues. Appelé avec l'Espagne pour disputer la Coupe du Monde 2022, le polyvalent milieu est entré en jeu à la 57ème minute lors de l'écrasante victoire de la Roja face au Costa Rica ce mercredi (7-0, analyse et notes).
Dans un entretien accordé à L'Équipe, le joueur de 25 ans a parlé de son transfert assez tardif en direction du club de la capitale, ce qui aurait pu lui valoir une absence de la liste lors de ce Mondial. "Sincèrement, ce sont des choses qui me sont passées par la tête. Mais j'ai toujours pensé que j'avais le niveau pour jouer au PSG. Cela n'a pas été simple au début, parce que je suis arrivé le dernier jour du mercato, avec un nouvel entraîneur qui avait travaillé pendant la préparation, et il a logiquement voulu aligner ceux qui étaient davantage habitués à son style et à son système. À Valence, on ne jouait pas en 5-2-3 comme à Paris, il fallait aussi que je m'adapte à un nouvel environnement. Et depuis un mois et demi, j'ai fait cinq matchs comme titulaire, je gagne du temps de jeu", a analysé Soler.
Questionné sur le fait de côtoyer des stars au quotidien en club comme Leo Messi, l'international (13 sélections, 4 buts) a savouré tout le bonheur d'évoluer à ses côtés. "Leo (Messi), je me rends compte à quel point il est en permanence en train de regarder autour de lui, sans cesse. Même si le ballon est encore loin, avec un seul regard il sait ce qui l'entoure. Xavi et Iniesta aussi faisaient toujours ça. Ce n'est pas facile, j'ai essayé mais bon... Parce qu'il faut d'un seul coup d'oeil comprendre tout autour de toi, et comprendre comment arrive le ballon, pour bien le contrôler. Lui, il le fait avec une telle facilité. Parfois, tu as l'impression qu'il marche mais en fait, pas du tout, il se prépare et il se dirige toujours à l'endroit où il doit aller", a-t-il remarqué.
Bavard aussi à l'égard de Kylian Mbappé, le natif de Valence n'est pas rancunier envers ce dernier suite à sa déclaration à la fin du match face à la Juventus en Ligue des Champions le 2 novembre dernier. "Je l'ai lu dans la presse et ça ne m'a pas affecté. De l'extérieur, ça a peut-être semblé exagéré mais il a dit quelque chose de vrai. Je ne jouais pas souvent titulaire, il me manquait peut-être des automatismes avec eux, qui jouent ensemble depuis plus longtemps", a-t-il reconnu, avant de poursuivre sur les qualités du gamin de Bondy. "Ce qui m'impressionne chez lui, c'est quand il part en un contre un, où il est pratiquement imparable. Et le but, toujours. Il est presque à un but par match. Et s'il en met un, il en veut deux, s'il en met deux, il en veut trois. Cette mentalité, c'est aussi ce qui fait un grand joueur", a-t-il avoué.
🗣💬 "On est qualifié. On est venu faire le travail, ça ne suffit pas... On va regarder le tirage et on jouera pour gagner."
— RMC Sport (@RMCsport) November 2, 2022
La réaction de Mbappé après la victoire du PSG contre la Juve (2-1), qui ne suffit pas pour finir premier de son groupe en C1. #RMCLive pic.twitter.com/lL3WrORAND