PSG : Gregory Van der Wiel se lâche !

Gregory Van der Wiel ici sous les couleurs du PSG
Gregory Van der Wiel ici sous les couleurs du PSG

Dans un entretien accordé à Kick't net, un média néerlandais, l'ancien latéral droit du PSG Gregory Van der Wiel s'est confié sur son passage dans la capitale de 2012 à 2016. Avec beaucoup d'émotions, il raconte ne jamais avoir été heureux sur les bords de la Seine. "Je n’ai pas vraiment choisi Paris. Après la Coupe du Monde 2010, j’ai été moins bon. J’ai raté mon Euro 2012. Et je n’avais plus autant d’options qu’avant" a-t-il d'abord expliqué. "Malheureusement, à ce moment-là, j’ai été forcé de changer d’agent, à contre cœur. Pour ma carrière, je devais le faire. J’ai rejoint Mino Raiola. Il avait déjà certains joueurs au PSG, comme Zlatan, alors la connexion s’est faite facilement et j’ai pu partir là-bas. Je n’étais pas suivi ou désiré depuis longtemps par le club. C’était plus une solution de secours à cause d’une erreur de ma part. J’avais signé un pré-contrat quelques mois auparavant avec Valence et j’ai ensuite changé d’avis. Je ne voulais plus aller là-bas. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Le temps passait, l’Ajax m’a poussé sur le banc pour faire jouer Van Rhijn parce qu’il ne me restait qu’un an de contrat. Il fallait vraiment que je parte et le PSG était là" a-t-il poursuivi avant d'enchaîner. "C’était une grosse marche à franchir. Surtout pour un jeune qui n’était jamais sorti d’Amsterdam. Jouer à l’Ajax, c’est bien, mais jouer à l’étranger, c’est autre chose. Tu as toujours vécu dans la même ville, tu as toujours joué dans le même système, tu ne connais qu’une culture. Et tu débarques en France, avec des joueurs différents, des coaches différents, une tactique différente... Le niveau du championnat n’est pas franchement plus élevé qu'ici, mais c’était un bon niveau. On avait une équipe de malade. Je suis arrivé dans une équipe remplie de stars, des mecs que tu prends d’habitude sur ta Playstation. Je suis arrivé comme un jeune, avec les yeux écarquillés, en leur serrant les mains. C’était fou, vraiment incroyable" explique-t-il.

Si une offre de prolongation lui est même proposée, le Néerlandais refuse. "J’ai reçu une offre de prolongation de trois ans, c'est vrai, mais j’ai choisi de ne pas prolonger. Je n’étais pas super heureux là-bas. Je ne jouais pas toujours. Je n’avais pas l’assurance de jouer régulièrement. Il y a également eu quelques incidents lors de ma dernière saison (2015/16), qui ont fait que j’en ai eu marre. Le live Périscope de Serge Aurier par exemple, où il parlait du coach (Laurent Blanc) et de moi notamment, avec sa chicha, à deux-trois jours d’un match important en Ligue des Champions contre Chelsea... Il a été suspendu. Tout le monde m’a envoyé des messages : "prépare toi bien, c’est toi qui va jouer". Bien sûr, c’était une opportunité pour moi. Finalement, ils ont mis Marquinhos à ma place alors qu’il est défenseur central. Ce sont des moments difficiles à vivre, où tu te sens mal, tu te dis : "les gars, je ne suis pas assez bon pour être n° 2 au poste de latéral droit au point de mettre un central à ma place ?" Ça m’a amené à ne pas vouloir rester là-bas. Pour être honnête, j’en avais tout simplement marre du football à ce moment-là. Et c’est pour ça que je suis parti à Fenerbahçe, libre. J’ai pris pas mal d’argent. Je voulais juste faire une bonne affaire. Bien sûr, Fenerbahçe est un gros club avec un super public, un joli stade, dans une super ville. Mais je pensais juste à faire un maximum d'argent pour préparer la suite de ma carrière, de ma vie" a-t-il confié à coeur ouvert.

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