Parfois, la passion est incontrôlable et pousse à faire des choses un peu folles, quitte à déranger certains. Hier, lors de la présentation de Lionel Messi au Parc des Princes, Omar Da Fonseca, son plus fidèle fan, n'a pas pu contenir sa joie de le voir tout près de lui et surtout à Paris, un club où il a joué par le passé. Résultat, le consultant de BeIN Sports s'est fait remarquer en lançant des chants à l'issue de la conférence de presse en l'honneur de Lionel Messi. De quoi lui valoir quelques critiques, notamment de certains journalistes présents sur place.
Interrogé par L'Equipe, Da Fonseca a tenu à s'expliquer. "Je ne voulais pas louper ça. Je me suis accrédité en tant que consultant beIN Sports. C'était un moment spécial, pour moi, pour le foot français, pour le PSG, pour la ville de Paris, pour nous tous. Je suis venu, avec mon costard, pour l'écouter. Au début, j'ai fait la présentation avec PSG TV puis je me suis rendu à la conférence... Je l'ai trouvée un peu plate. Par exemple, à un moment, on lui a demandé ce que ça lui ferait d'affronter Barcelone sur le terrain avec le PSG. Mais ce n'est pas comme ça qu'il faut lui poser la question, il faut dire: 'Il y a un coup franc à la 90e minute en demi-finales Barça-PSG, tu le tires ou pas?'. En Espagne et en Italie, ils font comme cela. J'ai attendu que cela se termine et j'ai juste voulu célébrer un peu, réveiller la salle. Désolé, mais quand on me touche sur ce terrain émotionnel, je ne me retiens pas. Par moments, en France, on est assez froid... Mais mince, c'est historique! De voir Messi assis ici, avec le maillot de Paris. Laissons-nous aller" a-t-il lâché, avant de conclure. "Oui, c'était 2% des retours que j'ai eus, heureusement. Beaucoup de collègues ont apprécié. Puis je suis consultant, pas journaliste. J'ai 63 balais, j'étais heureux et j'ai voulu le montrer, a expliqué Da Fonseca sur son attitude. On me dit que ce n'est pas l'endroit pour faire cela. Mais qui détermine cela? J'ai respecté la conférence. J'ai attendu la fin, il faisait les photos, j'ai commencé à applaudir et trois ou quatre personnes à côté de moi m'ont accompagné, c'est tout."