Arrivé au PSG durant le mercato estival, Luis Enrique a souhaité prendre avec lui ses idées et principes de jeu qui ont fait son succès durant sa carrière. Comme l'entraîneur espagnol l'avait annoncé lors de sa présentation, il veut promouvoir un football spectaculaire, fait de possession et de domination. Toutefois, l'effectif mis à sa disposition ne semble pas être adapté à son style de jeu...
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Cet été, au cours du mercato estival transcendant réalisé dans la capitale, le banc de touche du PSG a subi quelques changements. Christophe Galtier, à la tête du vestiaire parisien durant la saison 2022-2023, a été gentiment poussé vers la sortie, tandis que le technicien espagnol Luis Enrique, libre de tout engagement suite à la fin de son aventure à la tête de la sélection espagnole après la Coupe du Monde 2022, a pris sa succession. Dès son arrivée dans la capitale, le coach ibérique a immédiatement annoncé la couleur. En effet, ce dernier a clamé haut et fort qu'il souhaitait transmettre ses idées et ses principes de jeu à sa nouvelle équipe et qu'il voulait produire un football spectaculaire, fait de possession et de domination du cuir.
Toutefois, après deux mois de compétition, le Paris Saint-Germain vit une saison faite de hauts et de bas, tant sur le plan comptable, que dans le jeu produit. La question de savoir si l'effectif mis à la disposition de Luis Enrique, bien qu'extrêmement talentueux, est réellement adapté à cette philosophie de jeu se pose toujours plus, notamment en conférence de presse, ce samedi. Ce à quoi l'entraîneur parisien s'est contenté de répondre : "J'ai beaucoup d'expérience pour savoir qu'en tant qu'entraineur, je dois optimiser avec les joueurs à ma disposition".
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Un des principes fondamentaux du jeu mis en avant par Luis Enrique n'est autre que la relance, que ce soit par le gardien ou les défenseurs centraux. Au cours de ses différentes aventures d'entraîneur, l'Espagnol a toujours accordé une immense importance à la relance propre et à la construction du jeu depuis la défense. Cependant, au PSG, les profils ne semblent pas être entièrement adéquats. À commencer par Gianluigi Donnarumma, dont le jeu au pied a régulièrement été décrié par Luis Enrique lui-même auprès de sa direction. Il est vrai que sur le terrain, l'international italien n'offre que très peu d'assurance ni de maîtrise dans ses relances au pied, qu'elles soient courtes ou longues, et ne semble pas progresser dans ce domaine.
Outre le poste de gardien, la charnière centrale parisienne n'est pas non plus exempte de tout reproche à ce sujet. Milan Skriniar n'est pas enclin à relancer proprement sous pression et Marquinhos, davantage technique que son coéquipier slovaque, est tout de même coupable de trop nombreuses erreurs, comme face à Newcastle, ce mercredi (4-1). Le plus fiable dans ce secteur du jeu reste à ce jour Lucas Hernandez. Toutefois, le champion du Monde 2018 ne peut combler à lui seul les lacunes de ses coéquipiers. Pour combler ce déficit, Luis Enrique fait travailler de nombreux circuits de relance à l'entraînement. L'automatisation des schémas de passes pourra-t-elle permettre à Paris de surmonter les carences techniques aperçues sur le terrain ?
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Outre les problèmes de relance, le PSG fait également face à un criant manque de créativité dans son entrejeu. Conscient de l'absence d'un profil de créateur, Luis Enrique avait d'abord su endiguer le problème en mettant au point un milieu à 3, composé de Manuel Ugarte, Warren Zaïre-Emery et Vitinha, capable de presser l'adversaire, bloquer la relance adverse et surtout, capable de répéter les efforts sur la durée d'un match. Cependant, le lien entre le milieu de terrain et l'attaque ne pouvant être effectué correctement, le front offensif parisien s'en retrouvait bien moins efficace. En alignant 4 offensifs, Luis Enrique pensait avoir trouvé la solution mais a en réalité exposé son équipe à de nombreuses contre-attaques, notamment lorsque l'adversaire parvenait à mettre le Paris Saint-Germain sous pression, comme face à Newcastle.
Il y a donc donc bel et bien un souci dans l'entrejeu : qu'il s'agisse d'un milieu à 3 (4-3-3) ou à 2 (4-2-4), le problème n'est jamais résolu, il est simplement contourné...
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Au premier coup d'œil jeté sur l'effectif à la charge de Luis Enrique, un premier bilan peut rapidement être dressé : l'essentiel de la force de frappe parisienne réside sur le front de l'attaque. Avec des profils tels que Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Randal Kolo Muani, Gonçalo Ramos, Marco Asensio ou encore Bradley Barcola, il est difficile d'être plus complet dans un autre secteur de l'équipe. Le manque de créativité dans l'entrejeu couplé à une pléiade d'attaquants de classe mondial ont poussé le coach parisien à modifier son système de jeu. Ainsi, d'un 4-3-3 aligné lors des premières semaines, le PSG est passé à un 4-2-4. Toutefois, un tel déséquilibre implique, d'une part, que le contre-pressing soit d'une efficacité redoutable, et d'autre part, que les combinaisons entre les attaquants soient optimales afin de se montrer d'une grande efficience devant les cages adverses, sous peine de s'exposer défensivement et de subir les contre-attaques adverses. C'est notamment ce qu'il s'est passé mercredi soir, face à Newcastle.
Désormais, Luis Enrique devra trouver les solutions pour manier au mieux les différents profils de joueurs dans son effectif et remettre le PSG dans le sens de la marche, alors que l'AS Monaco, leader de Ligue 1, impressionne week-end après week-end.