Ce dimanche, lors de la rencontre entre le Stade de Reims et le Stade Brestois 29 (1-1, J25 de Ligue 1), une polémique a agité la toile. La recrue hivernale brestoise Youcef Belaïli aurait été victime d'insultes à caractère raciste de la part des supporters rémois, selon Ilyes Ramdani, présent au stade. "Bel accueil pour Belaili à Reims. Entre les sifflets, les doigts d’honneur et les insultes, des chants qui sentent bon le racisme : 'On est en France', 'One two three, rentre dans ton pays'…", annonce-t-il sur Twitter.
Bel accueil pour Belaili à Reims. Entre les sifflets, les doigts d’honneur et les insultes, des chants qui sentent bon le racisme : « On est en France », « One two three, rentre dans ton pays »… pic.twitter.com/ZkRTVvVTzu
— Ilyes Ramdani (@Ilyesramdani1) February 20, 2022
Contacté par L'Équipe, le journaliste de Médiapart a apporté davantage d'informations. "J'étais au niveau du poteau de corner, proche du Kop rémois, Au début du match, c'était assez calme puis ça s'est agité d'un coup vers le quart d'heure de jeu. Les chants ''One, two, three, rentre dans ton pays'', ''Ici c'est Reims'', etc... ont été lancés depuis le kop et massivement repris. Il y en a deux ou trois autres que je n'ai pas entendus assez clairement pour en parler. Les huées à chaque fois que Belaïli touchait le ballon venaient aussi du kop. Indépendamment de ça, il y a eu une flopée d'actes plus individuels, en tout cas pas directement imputables au kop : les insultes, doigts et bras d'honneur... Qui visaient beaucoup les supporters identifiés comme pro-Belaïli, aussi", précise-t-il.
Face à l'ampleur des accusations visant ses supporters, le Stade de Reims, également contacté par le quotidien sportif, a fermement nié les faits. "À l'heure actuelle, il n'y a aucune preuve, que ce soit par des témoignages ou au niveau matériel, avec des vidéos ou photos. À l'instant T, il n'y a rien d'identifiable et de caractérisable", raconte le club champenois. Côté breton, Michel Der Zakarian, présent sur le banc de touche le long de la rencontre, n'a rien entendu. Ni même des bruits de couloir. Il a même semblé surpris. "Ah bon ? Non, il (Youcef Belaïli) ne m'en a pas fait part. On ne m'a pas parlé de ça", a-t-il répondu en conférence de presse à l'issue de la rencontre. Néanmoins, Brest prend en considération ces dénonciations. Par le biais de son directeur sportif Grégory Lorenzi, les Rouge-et-Blanc ont refusé de réagir "à chaud", préférant "mener l'enquête en collaboration avec le club de Reims pour établir les actions éventuelles à mener".