À l'occasion de son deuxième anniversaire sur le banc du Stade Rennais, Bruno Genesio a accordé un long entretien à Ouest France. L'entraîneur breton a ainsi évoqué son rapport aux médias.
Cinquième du championnat, le Stade Rennais réalise une belle saison, même s'il a perdu un peu le contact des formations devant lui. Cette semaine, le club rennais a fêté les deux ans de Bruno Genesio sur le banc breton. Pour l'occasion, l'entraîneur de 56 ans s'est longuement confié dans un entretien accordé à Ouest-France. L'ancien technicien de l'OL s'est arrêté sur un aspect particulier de son métier : l'exercice médiatique. Bruno Genesio a ainsi expliqué l'évolution de son rapport avec les médias.
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"Au départ, j’étais un peu trop dans l’émotion. J’avais tendance à tout prendre à cœur, à toujours vouloir régler mes comptes avec les uns ou les autres quand je trouvais qu’ils avaient été injustes. Mais petit à petit, en échangeant avec des coaches, des gens d’expérience, je me suis dit que c’était une perte d’énergie inutile. J’ai intégré que cela faisait partie de notre métier, et j’ai pris beaucoup de recul par rapport à ça. Avec les journalistes, j’essaie d’être naturel. Avec l’expérience, on se rend compte qu’essayer de jouer un jeu ou un rôle, ça ne sert à rien. Parfois, il y a évidemment des questions auxquelles je ne peux pas répondre ce que je pense. Mais j’essaie d’être naturel, et de ne plus perdre d’énergie en essayant de régler des comptes. La critique fait partie de notre job. On a le droit de ne pas être d’accord, de contester un choix. À partir du moment où ça reste dans le contexte professionnel, il faut l’accepter. Honnêtement, je n’ai pas beaucoup de rancune sur les critiques que je peux recevoir, même si parfois, je ne suis pas d’accord. Et puis maintenant, j’ai une bonne technique quand on perd : je ne lis rien, je n’écoute rien. Je ne lis même pas les revues de presse que mes attachés de presse se donnent beaucoup de mal à préparer (sourire)", a confié Bruno Genesio.